La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 382-383

94. Par la pratique des commandements, l’intelligence se dépouille des passions. Par la contemplation spirituelle du visible, elle se dépouille des pensées passionnées des choses. Par la connaissance de l’invisible, elle se dépouille de la contemplation du visible. Enfin, elle se dépouille de la connaissance de l’invisible par la connaissance de la Sainte Trinité.

95. De même que le soleil, quand il se lève et éclaire le monde, se révèle lui-même et révèle les choses qu’il illumine, de même le soleil de justice (Cf. Mal 3,20), quand il se lève sur l’intelligence pure, se révèle lui-même et révèle les raisons de tout ce qui, par lui, a été et sera.

96. Nous ne connaissons pas Dieu par son essence, mais par la grandeur de son œuvre et par sa providence dans les êtres. C’est par elles, comme dans un miroir, que nous comprenons sa bonté, sa sagesse, sa puissance infinies (Cf. Rm. 1,20 et ICor. 13,12).

97. L’intelligence pure se trouve ou bien dans les simples pensées des choses humaines, ou bien  dans la contemplation naturelle du visible, ou bien dans la contemplation de l’invisible, ou bien dans la lumière de la Sainte Trinité.


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