La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 383

98. L’intelligence parvenue à la contemplation des choses visibles ou bien sonde leurs raisons naturelles, ou bien cherche leurs significations, ou bien recherche leur cause elle-même.

99. S’adonnant à la contemplation des choses visibles, l’intelligence cherche leurs raisons naturelles, et la cause de leur origine, et leurs conséquences, et quelle est sur elles l’action de la Providence et du Jugement.

100. Mais, parvenue à Dieu, embrasée par le désir, l’intelligence cherche d’abord les raisons de son essence, tant elle ne trouve de consolation en rien de ce qui lui ressemble. (Or cela est impossible, et pareillement inaccessible à toute nature créée.) Elle se console donc avec ce qui l’entoure, je veux dire l’éternité, l’infinité, l’illimité, la bonté, la sagesse, la puissance qui crée, gouverne et juge les êtres.

Cela seul – l’infinité et cette impossibilité de rien connaître – est en lui tout à fait compréhensible, comme l’ont dit les théologiens Grégoire le Théologien (Discours 38,7 ; 45,3) et Denys l’Aéropagite (Théologie mystique 1,3).


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