Hymne « Aux nouveaux baptisés », str. 1-5,19 (trad. SC 283, p. 343s)

Nouveaux baptisés, enfants du baptistère, nous tous qui venons de recevoir la lumière, nous crions en te rendant grâces, Christ Dieu : « Tu nous as illuminés de la lumière de ton visage, tu nous as revêtus de la robe qui convient à tes noces (Ps 4,7; Mt 22,11). Gloire à toi, gloire à toi, car tel fut ton bon plaisir. »

Qui dira, qui montrera au premier créé, Adam, la beauté, l’éclat, la dignité de ses enfants ? Qui racontera aussi à la malheureuse Ève que ses descendants sont devenus rois, vêtus d’une robe de gloire, et qu’avec grande gloire ils glorifient Celui qui les a glorifiés, tout brillants par le corps, l’esprit et le vêtement ?… Et qui les a exaltés ? C’est, bien sûr, notre Résurrection. Gloire à toi, gloire à toi, car tel fut ton bon plaisir…

Tu es brillant, tu es radieux, Adam… En te voyant, ton Adversaire se dessèche et crie : « Qui est celui que je vois ? Je ne sais pas. La poussière a été rénovée (Gn 2,7), la cendre a été divinisée. Le pauvre, l’infirme a été invité, il s’est baigné, il est entré pour s’attabler. On l’entraîne au banquet, il a eu l’audace de manger et la hardiesse de boire Celui-là même qui l’a fait. Et qui lui a donné ? C’est, bien sûr, sa Résurrection. Gloire à toi, gloire à toi, car tel fut ton bon plaisir.

« De ses fautes anciennes il n’a plus souvenir, de ses premières blessures il ne montre plus la moindre cicatrice. Ses longues années de paralysie, il les a rejetées dans la piscine, comme jadis le paralytique, et maintenant il ne porte plus son lit sur les épaules, mais en vérité il porte sur lui la croix de Celui qui l’a pris en pitié et qui, moi, m’a perdu. Autrefois, l’Ami des hommes (Sg 1,6) a souvent lavé beaucoup d’hommes dans les eaux, et ils n’ont pas brillé ainsi. Ceux-là, leur Résurrection les a rendus éclatants ». Gloire à toi, gloire à toi, car tel fut ton bon plaisir…

Te voici recréé, nouveau baptisé, te voici renouvelé ; ne courbe plus le dos sous les péchés. Tu possèdes la croix comme bâton ; appuie-toi sur elle. Apporte-la dans ta prière, apporte-la à table, dans ton lit et partout comme ton titre de gloire… Crie aux démons : « La croix en main, je me tiens debout, chérissant notre Résurrection ». Gloire à toi, gloire à toi, car tel fut ton bon plaisir.

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