La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 175

213. Ne contrains pas celui qui n’obéit pas au premier mot, et ne dispute pas avec lui. Mais prends pour toi le gain qu’il a rejeté. Tu gagneras plus à faire patience qu’à le corriger.

214. Quand le dommage subi par un seul retombe sur beaucoup, alors il ne faut plus faire patience, ni chercher son propre bien, mais le bien de tous les autres, afin qu’ils soient sauvés. C’est pourquoi une vertu multiple est plus utile qu’une vertu singulière.

215. Si l’on est tombé dans un péché, quel qu’il soit, et si on ne s’afflige pas à la mesure de sa faute, on retombera aisément dans le même filet.

216. De même que la lionne ne saurait aller avec affection vers la génisse, de même l’impudence ne saurait accueillir avec bienveillance la tristesse selon Dieu.

217. De même que la brebis ne vas pas s’accoupler avec le loup pour faire des agneaux, de même la peine du cœur ne s’unit pas à la satiété pour engendrer les vertus.

218. Nul ne saurait éprouver peine et tristesse selon Dieu s’il n’aime pas d’abord ce qui les suscite.

219. La crainte de Dieu et le blâme inclinent à la tristesse. La tempérance et les veilles s’accordent à la peine.

220. Celui qui ne se laisse pas corriger par les commandements et les exhortations de l’Ecriture, sera conduit avec le fouet du cheval et l’aiguillon de l’âne (Cf. Prov. 26,3). Et s’il les refuse, il sera mené avec la muselière et le mors aux mâchoires (Cf. Ps. 31 (32) ,9).