Extraits en français du livre « Graines Spirituelles », parus dans Vie et Propos Spirituels du feu Métropolite Vladimir (Tikhonitsky)-église de la Dormition-91700 sainte Geneviève des Bois, page 78.
Comme le cultivateur, lorsqu’il fauche l’herbe sur son champ, ne sépare pas l’herbe des fleurs, autant l’herbe venue à maturité que celle qui perce à peine, mais coupe tout de sa faux et range tout ce qui a été fauché en tas et en meules. Ainsi la faux de la mort moissonne tout sans distinction, et les vieux, et les jeunes, et les hommes et les femmes, les enfants et les parents.
Mais quelquefois la faux de l’agriculteur se heurte contre une pierre et se casse les dents. De même la faux de la mort lorsqu’elle rencontre un homme vivant dans la piété. Alors elle perd sa puissance sur lui. La mort est effrayante pour les êtres incroyants, vicieux, sans repentance, mais pour celui qui vit comme un juste, ce n’est pas la mort qui l’effraie, c’est lui qui effraie la mort.
Par conséquent, pour toute âme chrétienne, la mort n’est pas affliction, tristesse et chagrin ; mais joie, bonheur, paix de l’âme. Et si la mort est dormition et transfert à une vie meilleure, pourquoi donc craignons-nous la mort, et essayons-nous de ne jamais en parler ni y penser, comme si nous devions vivre éternellement sur terre ? En premier lieu, à cause de notre peu de foi, et deuxièmement à cause de notre attachement exagéré, superflu aux biens terrestres, aux plaisirs, aux péchés, aux passions.
Le souvenir de l’heure de la mort nous aide à nous abstenir des péchés, des mauvaises actions et à faire provision des bonnes.


















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