Aujourd’hui, j’aimerai vous parler avec plus de précision. Le péché, c’est chaque pensée qui ne correspond pas à l’esprit des commandements évangéliques. Et nous devons nous en éloigner, mais comment pouvons-nous lui échapper.
Lorsque les effets d’une certaine pensée se manifestent en nous, alors nous crions:
« Seigneur, guéris mon esprit! Seigneur, guéris mon cœur! Seigneur, guéris-moi tout entier! Tu vois la peine que me fait subir la pensée, ce qui n’a même pas de sens, quand elle me tourmente comme si j’étais un esclave. Je te prie, protège-moi! Tu sais que je n’ai aucun autre désir que de vivre selon Tes commandements. Tes commandements sont la loi la plus suprême de toute mon existence: temporaire et éternelle. Tu m’as inspiré l’amour de Tes commandements. Tu m’as donné Ta lumière, pour que je puisse voir la beauté de la vie divine. Maintenant donc, sauve-moi du pouvoir du désir passionné! »
Voici comment nous pouvons débuter la conversation avec Dieu contre les passions. Parfois, cela peut ressembler à un monologue, d’autres fois cela prend la forme d’un dialogue. Nous avons un des rares exemples de ce genre de dialogue dans la vie de l’Église dans sa plénitude avec saint Silouane l’Athonite. Lorsqu’il fut submergé par les attaques des ennemis, il s’adressa au Christ avec toute la force de son âme désirant prier avec un esprit clair: « Tu vois que je veux t’adresser des prières, mais les ennemis ne me laissent pas. » Le Seigneur répondit: « Les fiers souffrent toujours ainsi. » Ensuite s’en est suivi un dialogue avec saint Silouane répliquant: « Seigneur, apprends-moi à m’humilier! » et le Seigneur de répondre, doucement, mais en vérité d’une façon tragique et plus que tragique: « Garde ton esprit en enfer et ne désespère pas! » Cela fait référence à la manière dont nous pouvons passé notre journée ou notre nuit sans péché.
Chaque passion humaine, parce qu’elle appartient au monde créé, a sa forme, son image et son énergie. Notre esprit supérieur (le Noûs) nous guide, aidé par la grâce, dans la guerre invisible contre l’Ennemi, et ainsi, à travers une telle prière – monologue ou dialogue – nous sortons de la conversation avec l’ennemi et nous entrons dans une conversation avec Dieu lui-même.
C’est cette transition d’une conversation avec l’Ennemi vers une conversation avec Dieu qui est importante! Et si nous continuons à parler à Dieu, alors, Dieu vient, de toute évidence, et remplis nos vies. Et Lui-même, par Lui-même, est la Vie Éternelle, qui ne diminue jamais.
Quelle que soit la passion contre laquelle nous nous battons, que ce soit la passion de la chair, de l’amour de l’argent, celle de l’amour du pouvoir ou du confort et ainsi de suite, peu importe! Le principe reste essentiellement le même: Ne cédez pas votre esprit à l’Ennemi !


















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