La vie et l’Acathiste à saint Jean Cassien. Traduction RP Marc-Antoine Costa de Beauregard. Édition RP Simeon Muresan-Marseille p. 9 (Les institutions cénobitiques et les remèdes aux huit principaux vices, livre IV).

« Le remède idéal de cette maladie est de croire qu’il ne faut pas susciter notre colère, ni pour des causes justes, ni pour des causes injustes.

Car l’esprit de la colère obscurcit notre raison, en chassant la lumière qui nous aide à distinguer le mal du bien et la force de garder la direction du droit chemin.

Sous l’emprise de la colère, notre âme cessera d’être un temple du Saint-Esprit, tant que l’esprit de la colère régnera en nous, en assombrissant notre raison.

Et en fin de compte, si on regarde en face l’image de la mort qui peut arriver à tout moment, il faut qu’on se tienne en garde contre la colère, car finalement si on se laisse envahir par celle-ci, alors la pureté de l’âme, le refus de tout ce qui appartient à ce monde, les carêmes et les vigiles ne servent plus à rien, parce que si nous nous laissons dominer par la haine et par la colère, nous nous rendons coupables et nous sommes voués au Jugement Divin ».