La calomnie est la manifestation la plus répugnante de la haine et de la malveillance. Une blessure profondément douloureuse pour celui qui en devient la cible.
La calomnie est l’arme défensive d’une âme basse et endurcie. Puisqu’une telle âme ne peut cacher sa propre nudité et sa bassesse, elle essaie de noircir ceux qui sont supérieurs à elle, pensant ainsi trouver une sorte d’excuse justifiant son état.
La diffamation, ainsi que les fausses et injustes accusations, forment l’une des blessures les plus graves qu’une personne puisse subir. Le prophète David a justement dit, se tournant vers Dieu : « Rachète-moi des calomnies des hommes, et je garderai tes commandements » (Ps.118,134).
L’ennemi, le diable, sait à quel point la calomnie est cruelle et douloureuse pour l’âme, et s’en sert donc particulièrement contre ses adversaires forts, afin de briser leur patience. Même notre Seigneur lui-même en fut la victime par les actions des pharisiens.
Par sa malveillance et sa tromperie, la calomnie occupe la première place parmi les vices. Pourtant, la récompense de celui qui endure la calomnie surpasse toutes les récompenses qu’un lutteur vertueux reçoit pour ses efforts.
Ce n’est qu’avec l’aide de la grâce divine et sous la protection de l’amour de Dieu que le poids de la calomnie injuste peut être porté. Que le croyant prenne l’exemple de notre Dieu, qui a pardonné aux calomniateurs qui se sont faits semblables au diable, disant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc.23,34).
Ceux qui ont porté cette croix, la plus lourde, ont été jugés dignes d’une récompense correspondante : « Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de Moi » (Mt. 5,11).
Nous, qui portons l’amour en nous, devrions suivre Son exemple ; endurons et portons cette blessure démoniaque selon l’exemple du Seigneur, sachant que « votre récompense sera grande dans les cieux » (Mt. 5,12).
Homélies Athonites – Réponses de l’Ancien Joseph de Vatopedi aux pèlerins. Questions (p. 16-17).


















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