Lettres pastorales – Editions Lis et Parle p.122 lettre n°32 – 5 décembre 1905,

…Pour moi mes bien-aimées, ce n’est pas parce que vous m’aimez que je vous aime, mais parce que vous aimez notre Seigneur Jésus Christ. C’est le même amour que nous avons pour le Seigneur qui réchauffe mon cœur pour vous.

Si l’une d’entre vous s’écarte du Seigneur dans son cœur et s’abandonne à la vanité du monde et aux passions de l’âme, l’amour que j’ai pour elle cesse, parce que cette sœur, en perdant l’amour du Christ, a aussi brisé le lien d’amour entre nous…

Donc, ma froideur vis-à-vis d’elle est la conséquence de son éloignement du Christ. L’amour tout humain qu’elle me porte ne réchauffe pas mon cœur, car c’est un amour étranger au Christ ; or il m’est impossible d’avoir dans mon cœur deux amours, l’un selon Dieu et l’autre selon les hommes. On ne peut servir deux maîtres, c’est-à-dire les aimer.