Géron Porphyrios, Klitos Ioannidis, Éditions le saint monastère de la Transfiguration – Athènes 2005

p.344 « Tu as une âme délicate et très sensible, tu t’enthousiasmes facilement pour quelque chose mais après, tu t’ennuies et tu t’affliges. J’espère que tu seras toujours sensible envers le bien. Le Christ nous veut ainsi. »

p.359 Géron, vous me parlez toujours de l’égoïsme.

Oui, parce qu’il ne doit pas rester trace d’égoïsme parmi nous, aucune trace, tu entends ? Acquiers l’humilité, sois autant que possible humble.

C’est difficile dans le monde où nous vivons, Géron, comment l’acquérir?

En aimant le Christ.

Géron, je voudrais faire en sorte que mes parents croient en Dieu autant que je crois moi, parce qu’ils sont très tièdes dans leur foi. Mais il est trop tard puisqu’ils sont âgés et se trouvent à la fin de leur vie.

Ce n’est pas trop tard. C’est précisément à cet âge qu’est le moment opportun.

p.360 Que devons-nous faire avec notre enfant qui est plein d’incertitudes et de peurs ?

Vous en portez toute la responsabilité. Dès le ventre de sa mère, vous avez créé, par vos mauvaises relations entre vous, tous les traumatismes psychiques qu’il traînera toute sa vie.

–Géron, ma fille vit une vie de pécheresse, comment la sauverai-je ?

Seulement par ta propre sainteté. La sainteté des parents sauve leurs enfants.