Lettres pastorales – Éditions Lis et Parle, p.35
Mes frères, le bonheur se trouve au-dedans de nous ! Heureux, trois fois bienheureux, l’homme qui comprend cela ! Examinez votre cœur et connaissez son état spirituel. Voyez s’il n’a pas perdu son assurance auprès de Dieu…
S’il ne vous reproche pas d’avoir rejeté les préceptes divins, si votre conscience ne proteste pas d’être oppressée, si elle ne vous accuse pas d’injustice, de mensonge, de négligence…
Cherchez bien et voyez si votre cœur ne se gonfle pas de méchancetés et de passions, afin que le désir du mal ne vous conduise pas à travailler pour le mal…
Malheureux ceux qui abandonnent leur propre cœur et leur bonheur en rêvant aux talents de Crésus – les richesses de ce monde, les mines d’or enfouies sous terre – impuissants à procurer un quelconque bonheur. Que dis-je, quel bonheur ? Car ils ne peuvent ni s’affranchir de leur misère, ni apaiser le trouble de leur âme agitée sous une multitude de maux, telle une mer soulevée par des vents impétueux.


















Laisser un commentaire
Comments feed for this article