Géron Porphyrios Témoignage et Expérience, Klitos Ioannidis, éditions le saint couvent de la transfiguration du Sauveur – Athènes, 2005, p.299-300

Géron avait l’habitude de dire : « Chaque homme, du fait de son péché, se trouve en état de confusion intérieure. Il faut que nous laissions une ouverture dans notre âme afin que la lumière et l’amour du Christ y pénètrent. Ainsi commence le démêlage de notre âme.

L’initiative appartient toujours au Christ. Nous, nous devons l’accepter et ensuite, par un effort vigilant de notre part (prière, confession, divine communion, amour) il faut que nous puissions sentir les splendeurs que nous dévoile Dieu. Il nous a tous destinés au Paradis. Et qui est le Paradis ? Le Christ », disait Géron.

« Quand on aime le Christ, alors malgré la sensation de notre état de pécheur et de nos faiblesses, on a la certitude d’avoir dépassé la mort, parce qu’on se trouve en communion avec l’amour du Christ. Et que Dieu nous rende dignes de voir la face du Seigneur ici-bas sur terre et là où nous irons ! »

Cette sanctification, Géron l’envisageait d’une manière orthodoxe et ecclésiastique. Le combat spirituel de l’homme s’accomplit toujours au sein de l’Église, et non d’une manière individuelle : « Tu ne peux pas te repentir correctement et te trouver dans l’amour de Dieu d’une manière verticale. C’est-à-dire Dieu et toi, le Christ et toi-même. L’amour du Christ se donne et passe toujours à travers les autres. »

« Le Christ se manifeste et s’offre seulement dans l’Église. Là où les hommes s’unissent et s’aiment malgré leurs péchés et non par leur propre force, mais en recherchant la miséricorde et l’amour du Christ. L’amour du Christ nous contient tous. Il fait de nous un seul corps et nous participons à la vie divino-humaine du Christ. De cette manière, qui est la seule, nous dépassons la rupture et la destruction par le péché. Le summum de cette vérité est la Divine Eucharistie. »