Géron Porphyrios Témoignage et Expérience, Klitos Ioannidis, éditions le saint couvent de la transfiguration du Sauveur – Athènes, 2005, p.288
Géron parlait de la différence qui existe entre l’humilité et le complexe d’infériorité. Il disait que l’humble n’a pas une personnalité dissoute. Il a conscience de son état, mais il n’a pas perdu le centre de sa personnalité.
Il connaît son état de pécheur, sa petitesse et il accepte les remarques de son père spirituel, de ses frères. Il est triste mais ne désespère pas. Il s’afflige mais il ne se réduit pas à néant et ne se met pas en colère.
Extérieurement et au commencement, celui qui est dominé par le complexe d’infériorité ressemble à l’humble. Si cependant on le froisse un peu ou on le conseille, alors le « moi » malade se révolte, s’afflige, perd le peu de paix qu’il a.
La même chose, disait-il arrive avec le mélancolique pathologique si on le compare au pécheur repentant. « Le mélancolique se tourne sur lui-même et s’occupe seulement de lui-même. Le pécheur qui se repent et se confesse, sort de lui-même. C’est ce qui est grand dans notre foi, le confesseur, le père spirituel. Une fois que tu t’es confessé à ton Géron et que tu as reçu son pardon, ne retourne pas en arrière. »


















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