Le vénérable Georges (Hadji-Georgis), monastère saint Jean le Théologien – Souroti de Thessalonique, 1996 – p. 90

Les lois spirituelles fonctionnent ainsi d’après moi. Plus haut jette-t-on un objet, avec d’autant plus de force est-il attiré par l’attraction terrestre et s’écrase-t-il (loi naturelle). 

Plus quelqu’un s’élève, plus grande aussi sera sa chute spirituelle, et il s’écrasera à proportion de son orgueil – sauf si celui-ci dépasse la mesure humaine et atteint celle des démons ! 

Alors la loi spirituelle n’agira plus sur lui dans cette vie, et il lui arrivera ce que disent les Apôtres : « Les méchants et les imposteurs s’enfonceront toujours plus dans le mal, égarant les autres, et égarés eux-mêmes. (2Tm 3,13). 

Cependant, si l’homme comprend vite combien son orgueil est élevé et demande humblement pardon à Dieu, les Mains compatissantes de Dieu se saisissent de lui avec joie et le font descendre doucement sans que sa chute soit perceptible. Ayant manifesté contrition du cœur et repentir, il ne s’écrase pas !

Il en est de même pour celui qui « a servi par l’épée » (Mt 26,52). S’il se repent avec sincérité et douleur, le Bon Dieu ne permet pas qu’il soit « châtié par l’épée » (cf. Mt 26,52), car le cœur de l’homme qui se repent est déjà transpercé par le reproche de sa conscience, et il souffre. Au lieu de se servir de « l’épée », Dieu donne en baume à son cœur douloureux Sa divine consolation !