Le Père Païssié Olaru – Grands Spirituels Orthodoxes du XXe siècle. l’Age d’Homme, page 61.

Q. Dans certaines régions, on commence à négliger la confession et à communier trop souvent, et même d’une manière pas très canonique. Que doit-on faire dans une situation pareille ?

R. Nous ne pouvons pas renoncer aux saints canons et à la pratique millénaire de l’Église. Nous devons suivre le chemin de nos saints Pères, de nos Anciens, le chemin canonique de la Sainte Tradition.

Ce n’est pas la communion fréquente qui va nous mener au salut, mais le repentir avec les larmes, la confession fréquente, l’abandon des péchés, la prière faite du fond du cœur. L’ardeur de certains pour la communion fréquente, c’est le signe de l’affaiblissement de la foi, de l’orgueil, et non pas le signe du progrès spirituel.

Notre progrès spirituel sur le chemin du salut commence avec la confession fréquente et continue avec le jeûne, la prière faite avec les larmes aux yeux, l’abandon des péchés, la réconciliation avec tout le monde et l’humilité. C’est seulement après avoir accompli tout cela que l’on peut communier plus fréquemment, comme le montrent les saints canons et la Tradition de l’Église.

Autrement, comment oser recevoir le Seigneur, le Créateur du ciel et de la terre dans son âme, tandis-que celle-ci n’est ni pure, ni confessée, mais pleine d’orgueil et asservie aux péchés?

Nous avons besoin de larmes, de prières, de confessions plus fréquentes, et tous les autres dons viendront après.