Vanité des vanités, disait l’Ecclésiaste. Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va, une génération arrive, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera. Le vent part vers le midi, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et il recommence à tournoyer. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler. Lire le reste de cette entrée »

Homélies sur l’évangile de Matthieu, n° 13,1 ; PG 57, 207 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 339s)

« Après son baptême, Jésus a été conduit par l’Esprit à travers le désert, où il a été mis à l’épreuve par le démon »… Tout ce que Jésus a fait et enduré était destiné à nous instruire. Il a donc voulu être conduit en ce lieu pour lutter avec le démon, afin que personne parmi les baptisés ne soit troublé si après son baptême il subit de plus grandes tentations, comme si c’était extraordinaire ; mais il doit supporter tout cela comme étant dans l’ordre des choses. C’est pour cela que vous avez reçu des armes : non pour rester oisifs, mais pour combattre. Lire le reste de cette entrée »

L’unique genre que nous reconnaissons !

Homélies sur Marc, n°6, SC 494 (p. 165,167,161,172, trad. SC)

« Et Pierre répondit à Jésus : Rabbi il est bon que nous soyons ici. » Quand je lis les Écritures et que je comprends spirituellement quelque enseignement sublime, moi aussi je ne veux pas descendre de là, je ne veux pas descendre à des réalités plus humbles : je veux faire dans mon cœur une tente pour le Christ, la Loi et les prophètes. Mais Jésus qui est venu pour sauver ce qui était perdu, qui n’est pas venu pour sauver ceux qui sont saints mais ceux qui se portent mal, sait que, s’Il reste sur la montagne, s’Il ne redescend sur terre, le genre humain ne sera pas sauvé. Lire le reste de cette entrée »

De la chasteté, chap. VI ; SC 54 (Conférences VIII-XVII ; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958 ; p. 129-131)

Le remède le plus efficace pour le cœur humain, c’est la patience, selon le mot de Salomon : « L’homme doux est le médecin du cœur. » (Pr 14,30 LXX) Ce n’est pas seulement la colère, la tristesse, la paresse, la vaine gloire ou la superbe qu’elle extirpe, mais encore la volupté, et tous les vices à la fois : « La longanimité, dit encore Salomon, fait la prospérité des rois. » (Pr 25,15 LXX) Lire le reste de cette entrée »

Livre d’Isaïe 12,2-6.

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut. Lire le reste de cette entrée »

Aussi j’ai prié [dixit le prophète Salomon], et le discernement m’a été donné. J’ai supplié, et l’esprit de la Sagesse est venu en moi.
Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d’elle, j’ai tenu pour rien la richesse ; Lire le reste de cette entrée »

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Catéchèse 27 (trad. Orval, ; cf. SC 113, p. 127)

Ton Maître ne se fâche pas sous la raillerie ; et toi, tu t’énerves ? Lui supporte crachats, gifles, coups de fouet ; et toi tu ne peux pas accepter une parole dure ? Lui accueille la croix, une mort shonorante, la torture des clous ; et toi tu n’acceptes pas de remplir les services les moins honorables ? Et comment deviendras-tu participant de sa gloire (1P 5,1) si tu n’acceptes pas de devenir participant de sa mort shonorante ? Lire le reste de cette entrée »

La Prière du Seigneur, 23 (trad. Hamman DDB 1982, p.56 rev.)

« La mesure avec laquelle vous mesurez servira pour vous mesurer » (Mt 7,2). Le serviteur à qui le maître avait remis toutes ses dettes mais qui n’a pas voulu agir de même à l’égard d’un de ses compagnons, est jeté en prison. Il n’a pas voulu pardonner à son compagnon, et il perd le pardon déjà acquis de son maître (Mt 18,23s).   Lire le reste de cette entrée »

Homélie 1 pour la Dormition de la Mère de Dieu ; PG 98, 346 (trad. Orval)

Temple vivant de la divinité très sainte du Fils unique, Mère de Dieu, vraiment, je le redis avec action de grâces, ton assomption ne t’a nullement éloignée des chrétiens. Tu vis impérissable et pourtant tu ne demeures pas loin de ce monde périssable ; au contraire, tu es proche de ceux qui t’invoquent et ceux qui te cherchent avec foi te trouvent. Il convenait que ton esprit reste toujours fort et vivant et que ton corps soit immortel. En effet, comment la dissolution de la chair aurait-elle pu te réduire en cendre et en poussière, toi qui as livré l’homme de la ruine de la mort par l’incarnation de ton Fils ?… Lire le reste de cette entrée »

Homélies sur la Transfiguration, 9 ; PG 77, 1011 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.342)

Jésus gravit la montagne avec les trois disciples qu’il a choisis. Puis, il est transfiguré par une lumière éclatante et divine, au point que son vêtement semblait briller comme la lumière. Ensuite, Moïse et Élie, encadrant Jésus, parlaient entre eux de son départ qui devait s’accomplir à Jérusalem, c’est-à-dire du mystère de son incarnation et de sa Passion salvatrice, qui devait se réaliser sur la croix. Car il est vrai que la loi de Moïse et la prédication des prophètes avaient montré à l’avance le mystère du Christ… Lire le reste de cette entrée »

Homélies sur l’Exode, n°5, 3 ; SC 321 (trad. M. Borret; Éd. du Cerf 1995; p. 157, rev.)

Voyons ce que Dieu a dit à Moïse, quelle route il a eu ordre de choisir. (…) Tu croyais peut-être que le chemin que Dieu montre est uni et facile, qu’il ne comporte absolument rien de difficile ou de pénible ; au contraire, c’est une montée, et une montée tortueuse. Car le chemin par où on tend aux vertus ne va pas en descendant, mais en montant, et c’est une montée resserrée et difficile. Écoute le Seigneur encore dire dans l’Évangile : « Combien étroite et resserrée est la voie qui mène à la vie ! » Vois donc combien l’Évangile est en harmonie avec la Loi (…) N’est-il pas vrai que même des aveugles peuvent le voir clairement : un seul Esprit a écrit la Loi et l’Évangile. Lire le reste de cette entrée »

Centurie sur la théologie II, n° 45-47 (Philocalie des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, éd. DDB-Lattès)

Celui qui considère que le Seigneur est seulement le Créateur des êtres qui sont dans le devenir et la corruption, ne le reconnaît pas : il voit en lui le jardinier, comme Marie-Madeleine. C’est pourquoi, pour son bien, le Maître évite le contact d’un tel homme. Il lui dit : « Ne me touche pas », car il ne peut pas encore monter auprès de lui vers le Père (cf. Jn 20,15-17). Il sait que celui qui vient à lui en le présumant plus bas qu’il n’est, se fait du mal. Lire le reste de cette entrée »

Instructions, n°8, 90-91 ; SC 92 (Œuvres spirituelles; trad. L. Regnault et J. de Préville; Éd. du Cerf 1963, p. 309, rev.)

La rancune se distingue de la colère, qui se distingue de l’irritation, qui se distingue encore du trouble. Voici un exemple qui vous fera comprendre. Pour allumer un feu, on n’a d’abord qu’un petit charbon. Celui-ci représente la parole du frère qui t’offense. Ce n’est encore qu’un petit charbon, car qu’est-ce qu’un simple mot de ton frère ? Si tu le supportes, tu éteins le charbon. Si au contraire tu te mets à penser : « Pourquoi m’a-t-il dit cela ? J’ai de quoi lui répondre ! » (…) Comme celui qui allume un feu, tu y jettes des brindilles et tu fais de la fumée, ce qui est le trouble. (…) Lire le reste de cette entrée »

La Trinité, I, 37-38 (trad. cf coll. Pères dans la foi, n°19, p. 56)

Dieu, Père tout-puissant, c’est à toi que je veux consacrer l’occupation principale de ma vie. Que tout en moi, mes paroles et mes pensées, parlent de toi… Conscients de notre pauvreté, nous te demandons ce qui nous manque ; nous apporterons un zèle infatigable pour scruter les paroles de tes prophètes et de tes apôtres, nous frapperons à toutes les portes que notre intelligence trouvera fermées.
Lire le reste de cette entrée »

Hymne 21, 468s ; SC 174 (Hymnes (XVI-XL), tome II; trad. J. Paramelle et L. Neyrand; Éd. du Cerf, 1971; rev.)

Envoyé et sorti du Père, le Verbe est descendu et il a habité tout entier dans les entrailles de la Vierge.

Tout entier il était dans le Père, et tout entier il était dans ce sein virginal, et tout entier dans le tout, lui que rien ne peut contenir. (…)

Demeurant inchangé, il a pris la forme d’esclave (Ph 2,7) et après avoir été mis au monde, il est devenu un homme en tout. (…) Lire le reste de cette entrée »

Homélies sur l’évangile de Matthieu, n°29, 2 ; PG 57, 359 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 246 rev.)

Les scribes professaient que Dieu seul peut remettre les péchés. Mais Jésus, avant même de remettre les péchés, a révélé les secrets des cœurs, montrant par là qu’il possédait aussi cet autre pouvoir réservé à Dieu. (…) Car il est écrit : « Toi seul, Seigneur, tu connais les secrets des humains », et « L’homme voit le visage et Dieu voit le cœur (2Ch 6,30; 1S 16,7). Jésus révèle donc sa divinité et son égalité avec le Père en dévoilant aux scribes le fond de leur cœur, en divulguant des pensées qu’ils n’osent pas déclarer ouvertement par crainte de la foule. Et il fait cela avec beaucoup de douceur. (…) Lire le reste de cette entrée »

Lettre 58

L’apôtre Jean écrit : « Celui qui dit qu’il demeure dans le Christ doit marcher lui-même dans la voie où lui, Jésus, a marché » (1Jn 2,6) ; et saint Paul : « Nous sommes enfants de Dieu ; puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire » (Rm 8,16s)… Frères très chers, imitons Abel le juste qui a inauguré le martyre en subissant le premier la mort pour la justice (Gn 4,8)…; imitons les trois jeunes gens, Ananias, Azarias, Misaël, qui…ont vaincu un roi par la vaillance de leur foi (Dn 3)… Les prophètes à qui l’Esprit Saint avait donné la connaissance de l’avenir et les apôtres que le Seigneur avait choisis, est-ce que ces justes ne nous apprennent pas, en se laissant mettre à mort, à mourir à notre tour pour la justice ? Lire le reste de cette entrée »

Sur la parole du Seigneur : Je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre  ; PG 24, 1176 (trad. cf Orval)

Jésus est venu « tout réconcilier, dans les cieux et sur la terre, en faisant la paix » (Col 1,20). Si cela est vrai, comment pouvons-nous comprendre ce que le Sauveur dit lui-même dans l’Évangile : « Ne pensez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre » ?… La paix pourrait-elle ne pas procurer la paix ?… Lire le reste de cette entrée »

Que Dieu nous soit compatissant et nous bénisse,

qu’il fasse briller sa face sur nous et qu’il ait pitié de nous !

resurrection640

Avec nos meilleurs vœux

Matines du Samedi Saint ode 1 ton 6

Jadis sous les flots de la mer le Seigneur ensevelit le Pharaon persécuteur; et les fils du peuple racheté ont mis en terre leur Sauveur; mais nous, comme les enfants d’Israël, chantons une hymne à notre Dieu: car il s’est couvert de gloire. Lire le reste de cette entrée »

Matines du Vendredi Saint ode 5 ton 6

Seigneur, je veille devant toi, qui dans ta miséricorde t’es abaissé, sans subir de changement, jusqu’à souffrir la Passion, impassible Verbe de Dieu: après ma chute accorde-moi la paix, Seigneur, dans ton amour pour les hommes.
Lire le reste de cette entrée »

Matines du Jeudi Saint ode 8

Les saints Apôtres, bienheureux convives de Sion, suivirent le Verbe, comme des agneaux leur Pasteur; unis au Christ, ils n’en furent point séparés; nourris par le Verbe divin, ils criaient, reconnaissants: Chantez le Seigneur, toutes ses œuvres, à lui haute gloire, louange éternelle. Lire le reste de cette entrée »

Matines du Mercredi Saint ode 8

Sur la tête de son Maître et de son Dieu la femme fit couler le précieux parfum, et de ses mains impures elle saisit, ô Christ, tes pieds immaculés, chantant et bénissant le Seigneur: à lui haute gloire, louange éternelle. Lire le reste de cette entrée »

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