Correspondance – Éditions de Solesmes

637 – Un pieux laïc, malade, demanda au Vieillard Jean, s’il allait survivre ou mourir ? Et le Vieillard lui répondit ceci :

Si je te dis que tu vas mourir, c’est comme contraint que tu feras ton salut. Car, te voyant au bord de la mort, c’est pour ainsi dire de force que tu abandonneras tes soucis matériels. Tandis que si, t’attendant à vivre encore longtemps, l’idée te vient de faire ton salut, et que tu orientes ainsi tes pensées vers le bien, même si tu meurs bientôt, tu feras ton salut délibérément et non par contrainte.