Nicolas Cabasilas, la Vie en Christ, Daniel Coffigny – Editions du Cerf 1993,

p.279 Les hommes de foi sont en éveil et ils s’attaquent à la racine du mal dès le début. Ils gardent leur cœur pour Dieu seul, Lui consacrant leur esprit comme un sanctuaire. 

p.285 Ce ne sont pas, pour tous, les mêmes raisons qui rendent douloureux le péché. Certains pleurent d’orgueil, car ils avaient une très haute opinion d’eux-mêmes et ce qu’ils réalisent contredit leurs espérances. La perte de leurs récompenses est, pour d’autres, ce qui les afflige. La plupart craignent le châtiment.

p.287 La vertu humaine consiste à communier avec Dieu par la volonté. La malice humaine va à l’opposé. Dans le premier cas, l’homme atteint sa vraie fin. Dans le second, il manque le but.

p.288 Le péché s’oppose à la loi de Dieu et ce n’est pas fuir le mal que de craindre la sanction qu’il entraîne. S’il était possible de pécher sans risques, ces hommes ne fuiraient pas le mal.

p.290 Si quelqu’un souhaite le bonheur des autres et s’en réjouit quand ils le possèdent, il n’est pas lui-même privé pour autant.