Géron Porphyrios, Klitos Ioannidis, Éditions le saint monastère de la Transfiguration – Athènes 2005, p. 85-86.

Cosmas Flamiatos un grand théologien laïc du 19ᵉ siècle et grand combattant pour l’Orthodoxie insiste, fort justement, sur le très grand danger de perdre l’essence de ce qu’est un père spirituel, du véritable Géron.

« Géron » est celui qui a en lui l’Esprit Saint et peut nous diriger vers la volonté de Dieu, afin que nous arrivions à la purification du cœur et l’illumination de l’Esprit Saint conduisant à l’union de l’humain et du divin… 

…Je crois, qu’il y a beaucoup de gérons doués de la grâce de l’Esprit Saint. Par l’humilité et l’amour qu’ils montrent, la grâce qu’ils portent en eux est sensible et visible…

Le critère d’un Géron authentique est qu’il ne mette pas sa propre volonté en avant, mais la volonté de Dieu… puisque j’ai obtenu la prêtrise avec la grâce de Dieu, je dois être spirituel pour ceux qui demandent que je les guide. Comment cela ? En enseignant…

Car celui qui diffuse la tradition des saints, même s’il n’a pas atteint l’état d’illumination spirituelle, tout imparfait et indigne qu’il soit, devient spirituel par la grâce de l’Esprit, par reflet et participation, puisqu’il n’enseigne pas ce qui est de lui, mais des saints et de notre Tradition.