Antoine le Grand – Père des Moines, Noëlle Devilliers, Spiritualité Orientale, n° 8 – Abbaye de Bellefontaine, chapitre 4, pages 54-55.
Une vision le secouait, le faisait trembler et pleurer, c’était l’annonce de l’arrivée de l’hérésie d’Arius. On l’interrogea et il dit : «La colère s’apprête à tomber sur l’Église, qui est sur le point d’être livré à des bêtes féroces… J’ai entendu une voix qui disait : Mon Autel sera souillé».
… Lorsqu’il eut cette vision, il consola les assistants en leur disant : Ne vous découragez pas, mes enfants ; comme le Seigneur s’est irrité, ainsi de nouveau, Il guérira ; l’Église recouvrera vite sa splendeur et son éclat habituels ; vous verrez les persécutés rentrer, et l’impiété de nouveau battre en retraite dans ses cachettes, la loi et la piété vraies s’exprimant partout en toute liberté et franchise.
Une seule recommandation : ne vous compromettez pas avec les Ariens ; leur enseignement ne vient pas des Apôtres, mais des démons » (ch. 82).
« Admirables étaient sa foi et sa piété. Jamais il ne communiqua avec les méléciens schismatiques, dont il discerna dès le début la malice et la défection ; il n’eut aucun commerce amical avec les manichéens ou les hérétiques, sinon pour les exhorter à se convertir à la piété : il estimait et déclarait que l’amitié et le commerce des hérétiques font du mal à l’âme et la ruinent.
Il abhorrait l’hérésie arienne et défendait à tous de s’approcher d’eux et de suivre leur foi pervertie. Quelques personnes en proie aux illusions d’Arius, vinrent à lui : ayant jugé et connu leur impiété, il les chassa de sa montagne, disant que leurs discours sont pires que le venin des serpents » (ch. 68).


















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