Fleurs du jardin de la Mère de Dieu, Père Païssios, Edition Monastère saint Jean le Théologien – Souroti de Thessalonique, Grèce, 1994. De la terre au Ciel : le retour à Dieu, p. 180

Le progrès spirituel du disciple ne dépend pas de son Père spirituel, si celui-ci est bon ou non, mais des bonnes pensées du disciple. 

Le disciple qui accepte une mauvaise « pensée » sur son Ancien et lui retire sa confiance s’effondre tout seul, comme s’écroule la coupole lorsqu’on retire la clef de voûte, la brique centrale.

Pour purifier son esprit et son cœur, l’homme ne doit pas accepter de mauvaises « pensées » ni lui-même penser le mal, mais agir avec simplicité et humilité et mener son combat spirituel avec philotimo.

Les pensées pures ont une plus grande puissance spirituelle que toutes les autres pratiques ascétiques, telles le jeûne, la veille, etc. pour ceux qui s’efforcent de garder leur pureté physique et spirituelle.

Lorsque l’orgueil est absent, le combat charnel, lié à la nature, cède au jeûne, à la veille et à la prière.