La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 166

97. La prière sans distraction est un signe d’amour de Dieu en celui qui persévère. Mais la négligence et la distraction, quand nous prions, dénonce l’amour du plaisir.

98. Celui qui sans peine veille, persévère et prie, reçoit visiblement en partage le Saint-Esprit. Mais celui qui peine en tout cela et maintient sa résolution, celui la aussi reçoit rapidement le secours.

99. Un commandement diffère d’un autre. C’est pourquoi aussi une foi peut être plus assurée qu’une autre.

100. Il y a une foi qui vient de se qu’on entend (Cf. Rm. 1,17), comme dit l’Apôtre, et il y a une foi qui est le fondement de se qu’on espère (Cf. Hb. 11,1).

101. Il est bon de dire des paroles utiles à ceux qui apprennent. Mais il est meilleur de leur venir en aide par la prière et la vertu. Car celui qui par elles s’offre à Dieu aide aussi son prochain avec le secours qu’il reçoit.

102. Si tu veux en peu de mots rendre service à celui qui aime apprendre, montre-lui la prière, la foi droite, la patience dans les épreuves. C’est par ces trois vertus qu’on obtient les autres biens.

103. Où l’on espère en Dieu, là on ne va plus combattre le prochain.

104. Si tout ce qui est involontaire a sa source dans ce que nous voulons, comme dit l’Écriture (Cf. Rm. 7,14-20), nul n’est aussi ennemi de l’homme que lui-même.