L’ancien Charalampos – Hiéromoine Joseph de Dionysiou – Grands Spirituels Orthodoxes du XXe siècle – Éditions l’Age d’Homme, 2012, pages 137.
– Géronda, puis-je confesser publiquement quelque chose ? Je me dis souvent : »Mon vieux, si seulement je pouvais donner un bon coup sur la tête de cette personne qui me provoque sans cesse, pour la flanquer par terre, même si je dois aller en prison. »
– Eh voilà ! Tu as vu comme Satan t’excite ! Pour que tu ailles au tribunal, en prison, et que tu laisses ta famille à la grâce de Dieu. Non, mon enfant ne l’écoute pas. Le tentateur veut ta perte. Ecoute ce que dit le Christ et tu verras que tout se passera bien. Par ta bonne conduite ou il se corrigera ou c’est le Christ qui trouvera une solution. Il suffit que, toi et ta femme, vous suppliez le Seigneur de tout votre coeur. Et bien sûr, communiez aussi régulièrement, pour que votre âme prenne des forces.
– Mais quelle prière faire et quelle communion dans ce piteux état ?
– C’est précisément parce que nous nous trouvons dans cette situation pitoyable qu’il est d’autant plus nécessaire de prier et de communier. Mais je t’ai bien dit: avant de prier pour toi-même, tu dois prier pour ton ennemi.
– Mais, Géronda, puisque le prêtre aussi et tout le monde sait que nous ne nous parlons plus, comment allons-nous communier ?
– Si cela dépend de toi, bien sûr, tu ne peux pas communier. Mais si cela dépend de l’autre, alors ce n’est pas de ta faute. Tu vas essayer aussi de lui parler et de te réconcilier avec lui. Si le tentateur l’endurcit au point qu’il ne t’adresse plus la parole jusqu’à la fin de ses jours, que va-t-il se produire alors ? Vas-tu mourir sans communion ? Où a-t-on vu une chose pareille ?


















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