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Commentaire du Ps 118, 22, 27-30  ; CSEL 62, 502-504

« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu »

Viens, Seigneur Jésus, cherche ton serviteur ; cherche ta brebis fatiguée ; viens, berger… Pendant que tu t’attardes sur les montagnes, voilà que ta brebis erre : laisse donc les quatre-vingt-dix-neuf autres qui sont tiennes et viens chercher l’unique qui s’est égarée. Viens, sans te faire aider, sans te faire annoncer ; c’est toi maintenant que j’attends. Ne prends pas de fouet, prends ton amour ; viens avec la douceur de ton Esprit. N’hésite pas à laisser sur les montagnes ces quatre-vingt-dix-neuf brebis qui sont tiennes; sur les sommets où tu les a mises, les loups n’ont point d’accès… Viens à moi, qui me suis égaré loin des troupeaux d’en-haut, car tu m’avais mis là moi aussi, mais les loups de la nuit m’ont fait quitter tes bergeries.

Cherche-moi, Seigneur, puisque ma prière te cherche. Cherche-moi, trouve-moi, relève-moi, porte-moi ! Celui que tu cherches tu peux le trouver, celui que tu trouves, daigne le relever, et celui que tu relèves, pose-le sur tes épaules. Ce fardeau de ton amour, il ne t’est jamais à charge, et tu te fais sans lassitude le péager de la justice. Viens donc, Seigneur, car s’il est vrai que j’erre, « je n’ai pas oublié ta parole » (Ps 118,16), et je garde l’espoir du remède. Viens, Seigneur, tu es seul à pouvoir encore appeler ta brebis perdue, et aux autres que tu vas laisser, tu ne feras aucune peine ; elles aussi seront contentes de voir revenir le pécheur. Viens, il y aura salut sur la terre et il y aura joie dans le ciel (Lc 15,7).

N’envoie pas tes petits serviteurs, n’envoie pas de mercenaires, viens chercher ta brebis toi-même. Relève-moi dans cette chair qui avec Adam est tombée. Reconnais en moi par ce geste, non l’enfant d’Ève mais le fils de Marie, vierge pure, vierge par grâce, sans aucun soupçon de péché ; puis porte-moi jusque sur Ta Croix, elle est le salut des errants, le seul repos des fatigués, l’unique vie de tous ceux qui meurent.

Le baiser de Judas

Commentaire sur l’Évangile de Saint Luc, 10, 89s (trad. cf SC 52, p. 186)

« Le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois »

Pierre a renié une première fois et n’a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l’avait pas regardé. Il a renié une seconde fois, et il n’a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l’avait pas encore regardé. Il a renié une troisième fois, Jésus l’a regardé, et il a pleuré, très amèrement (Lc 22,62). Regarde-nous, Seigneur Jésus, pour que nous sachions pleurer notre péché. Cela montre que même la chute des saints peut être utile. Le reniement de Pierre ne m’a pas fait tort ; au contraire, à son repentir, j’ai gagné : j’ai appris à me garder d’un entourage infidèle…

Pierre a donc pleuré, et très amèrement ; il a pleuré pour arriver à laver sa faute par des larmes. Vous aussi, si vous voulez obtenir le pardon, effacez votre faute par les larmes ; au moment même, sur l’heure, le Christ vous regarde. S’il vous survient quelque chute, lui, témoin présent à votre vie secrète, vous regarde pour vous rappeler et vous faire avouer votre erreur. Faites alors comme Pierre, qui dit ailleurs par trois fois : « Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jn 21,15). Il a renié trois fois, trois fois aussi il confesse ; mais il a renié dans la nuit, et il confesse au grand jour.

Tout cela est écrit pour nous faire comprendre que personne ne doit se vanter. Si Pierre est tombé pour avoir dit : « Même si d’autres viennent à trébucher, moi je ne tomberai pas » (Mt 26,33), quel autre serait en droit de compter sur soi-même ?… D’où est-ce que je te rappellerai, Pierre, pour m’apprendre tes pensées quand tu pleurais ? Du ciel où tu as déjà pris place parmi les chœurs des anges, ou encore du tombeau ? Car la mort, d’où le Seigneur est ressuscité, ne te répugne pas à ton tour.

Enseigne-nous à quoi t’ont servi tes larmes. Mais tu l’as enseigné bien vite: car étant tombé avant de pleurer, tes larmes t’ont fait choisir pour conduire les autres, toi qui, d’abord, n’avais pas su te conduire toi-même.

La Pénitence, I, 1 (trad. SC 179, p.53 rev.)

La modération est sans doute la plus belle des vertus… De ce fait, celui qui s’applique à corriger les défauts de la faiblesse humaine doit supporter et en quelque sorte peser cette faiblesse sur ses propres épaules, et non pas la rejeter. Car on lit que le berger de l’Évangile a porté la brebis fatiguée, non qu’il l’a rejetée (Lc 15,5)…

La modération, en effet, doit tempérer la justice. Autrement, comment quelqu’un pour qui tu montres du dégoût — quelqu’un qui penserait être pour son médecin un objet de mépris et non de compassion — comment pourrait-il venir vers toi pour être soigné ?

C’est pourquoi le Seigneur Jésus a fait preuve de compassion envers nous. Son désir était de nous appeler à lui, et pas de nous faire fuir en nous effrayant. La douceur marque sa venue ; sa venue est marquée par l’humilité. Il a dit d’ailleurs: « Venez à moi, vous tous qui peinez, et je vous réconforterai ». Ainsi donc, le Seigneur Jésus réconforte, il n’exclut pas, il ne rejette pas. Et c’est à bon droit qu’il a choisi pour disciples des hommes qui, en fidèles interprètes de la volonté du Seigneur, rassembleraient le peuple de Dieu, au lieu de le repousser.

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