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La Vie en Christ, IV, 6-8 (trad. cf SC 355, p. 267)

« Si quelqu’un m’aime…, mon Père l’aimera, nous irons demeurer auprès de lui »

La promesse liée à la table eucharistique nous fait habiter dans le Christ et le Christ en nous, car il est écrit : « Il demeure en moi et moi en lui » (Jn 6,56). Si le Christ demeure en nous, de quoi aurions-nous besoin ? Qu’est-ce qui pourrait nous manquer ? Si nous demeurons en Christ, que pouvons-nous désirer de plus ? Il est à la fois notre hôte et notre demeure. Heureux sommes-nous d’être son habitation ! Quelle joie d’être nous-mêmes la demeure d’un tel hôte ! Quel bien pourrait manquer à ceux qu’il traite ainsi ? Qu’est-ce qu’ils auraient en commun avec le mal, ceux qui resplendissent d’une telle lumière ? Quel mal pourrait résister à tant de bien ? Plus rien d’autre ne peut demeurer en nous ou venir nous assaillir quand le Christ s’unit à nous ainsi. Il nous entoure et pénètre le plus profond de nous-mêmes ; il est notre protection, notre refuge ; il nous enserre de tous côtés. Il est notre demeure, et il est l’hôte qui emplit toute sa demeure. Car nous ne recevons pas une partie de lui mais lui-même, non pas un rayon de lumière mais le soleil…, au point de ne former avec lui qu’un seul esprit (1Co 6,17)… Notre âme est unie à son âme, notre corps à son corps et notre sang à son sang… Comme le dit saint Paul : « Notre être mortel est absorbé par la vie » (2Co 5,4) et « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20).

Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Editions du CERF

Puisque l’Église, qui est à Antioche de Syrie, est en paix, comme on me l’a appris, grâce à votre prière, moi aussi j’ai retrouvé plus de confiance, dans l’abandon à Dieu, si toutefois, par mes souffrances, j’obtiens Dieu, pour être trouvé au jour de la Résurrection votre disciple.

Il convient, bienheureux Polycarpe, de convoquer une assemblée agréable à Dieu, et d’élire quelqu’un qui vous soit très cher et qui soit actif, qui puisse être appelé le courrier de Dieu; charge-le d’aller en Syrie pour célébrer votre infatigable charité pour la gloire de Dieu.

Le chrétien n’a pas pouvoir sur lui-même, mais il est libre pour le service de Dieu. Cela, c’est l’œuvre de Dieu, et aussi la vôtre quand vous aurez accompli cela. J’ai foi en la grâce et je crois que vous êtes prêts à faire une bonne action qui convient à Dieu. Connaissant votre zèle sans relâche pour la vérité, je vous ai exhortés par ces quelques mots.

La Prière, 31 (trad. DDB 1977, p. 117)

« Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils »

Il me semble que celui qui se dispose à prier doit se recueillir et se préparer quelque peu, pour être plus prompt, plus attentif à l’ensemble de sa prière. Il doit de même chasser toutes les anxiétés et tous les troubles de sa pensée, et s’efforcer de se souvenir de la grandeur du Dieu qu’il approche, songer qu’il est impie de se présenter à lui sans attention, sans effort, avec une sorte de sans-gêne, rejeter enfin toutes les pensées étrangères.

En venant à la prière, il faut présenter pour ainsi dire l’âme avant les mains, élever l’esprit vers Dieu avant les yeux, dégager l’esprit de la terre avant de se lever pour l’offrir au Seigneur de l’univers, enfin déposer tout ressentiment des offenses qu’on croit avoir reçues si on désire que Dieu oublie le mal commis contre lui-même, contre nos proches, ou contre la droite raison. Comme les attitudes du corps sont innombrables, celle où nous étendons les mains et où nous levons les yeux au ciel doit être sûrement préférée à toutes les autres, pour exprimer dans le corps l’image des dispositions de l’âme pendant la prière…, mais les circonstances peuvent amener parfois à prier assis…ou même couché… Pour la prière à genoux, elle est nécessaire lorsque quelqu’un s’accuse devant Dieu de ses propres péchés, en le suppliant de le guérir et de l’absoudre.

Elle est le symbole de ce prosternement et de cette soumission dont parle Paul lorsqu’il écrit : « C’est pourquoi je fléchis les genoux devant le Père, de qui vient toute paternité dans le ciel et sur la terre » (Ep 3,14-15). C’est là l’agenouillement spirituel, ainsi appelé parce que toute créature adore Dieu au nom de Jésus et se soumet humblement à lui. L’apôtre Paul semble y faire allusion quand il dit : « Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur la terre, et dans l’abîme » (Ph 2,10).

Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Editions du CERF

Attachez-vous à l’évêque, pour que Dieu aussi s’attache à vous. J’offre ma vie pour ceux qui se soumettent à l’évêque, aux prêtres, aux diacres; et puisse-t-il m’arriver d’avoir avec eux part en Dieu. Peinez ensemble les uns avec les autres, ensemble combattez, luttez, souffrez, dormez, réveillez-vous, comme des intendants de Dieu, comme ses assesseurs, ses serviteurs.

Cherchez à plaire à celui sous les ordres de qui vous faites campagne (cf. 2Tm; 2,4), de qui aussi vous recevrez votre solde, qu’on ne trouve parmi vous aucun déserteur. Que votre baptême demeure comme votre bouclier, la foi comme votre casque, la charité comme votre lance, la patience comme votre armure. Vos dépôts, ce sont vos œuvres, afin que vous receviez comme il convient les sommes auxquelles vous avez droit. Soyez donc patients les uns envers les autres, dans la douceur, comme Dieu l’est pour vous. Puissè-je jouir de vous continuellement.

Catéchèse 13 (trad. cf SC 104, p. 199)

« Voici que Jésus vint à leur rencontre »

Beaucoup de gens croient en la résurrection du Christ, mais peu en ont la claire vision. Et comment ceux qui ne l’ont pas vue peuvent-ils adorer le Christ Jésus comme Saint et comme Seigneur ? En effet, il est écrit : «Personne ne peut dire ‘ Jésus est le Seigneur ’ sinon dans l’Esprit Saint» (1Co 12,3), et aussi : «Dieu est Esprit, et ceux qui l’adorent doivent l’adorer en esprit et en vérité» (Jn 4,24)… Comment donc l’Esprit Saint nous pousse-t-il à dire aujourd’hui [à la liturgie] : « Nous avons vu la résurrection du Christ. Adorons le Saint, le Seigneur Jésus, le seul sans péché ». Comment nous invite-t-il à l’affirmer comme si nous l’avions vu ?

Le Christ est ressuscité une seule fois, il y a mille ans, [2000 ans pour nous aujourd’hui] et même alors personne ne l’a vu ressusciter. Est-ce que la divine Écriture veut nous faire mentir ? Jamais de la vie ! Au contraire, elle nous exhorte à attester la vérité, cette vérité qu’en chacun de nous, ses fidèles, se reproduit la résurrection du Christ, et cela non pas une fois mais quand, à chaque heure pour ainsi dire, le Maître en personne, le Christ, ressuscite en nous, tout vêtu de blanc et fulgurant des éclairs de l’incorruptibilité et de la divinité. Car le lumineux avènement de l’Esprit nous fait entrevoir, comme en son matin, la résurrection du Maître, ou plutôt nous fait la faveur de le voir lui-même, Lui le Ressuscité. C’est pourquoi nous chantons : « Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu » (Ps 117,27), et par allusion à son second avènement, nous ajoutons : «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur» (v. 26)…

C’est bien spirituellement, pour leur regard spirituel, qu’il se montre et se fait voir. Et lorsque cela se produit en nous par l’Esprit Saint, Il nous ressuscite des morts, Il nous vivifie et Il se donne à voir lui-même, tout entier, vivant en nous, Lui l’immortel et l’impérissable. Il nous fait la grâce de le connaître clairement, Lui qui nous ressuscite avec lui et nous fait entrer avec lui dans sa gloire.

Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Editions du CERF

Fuis les métiers déshonnêtes, ou plutôt fais une homélie contre eux. Dis à mes sœurs d’aimer le Seigneur, et de se contenter de leurs maris de chair et d’esprit. De même recommande à mes frères « d’aimer leurs femmes comme le Seigneur a aimé l’Eglise » (cf. Ep. 5,25-29).

Si quelqu’un peut demeurer dans la chasteté en l’honneur de la chair du Seigneur, qu’il demeure dans l’humilité. S’il s’en glorifie, il est perdu, et s’il se fait connaître à d’autres qu’à l’évêque, il est corrompu.

Il convient aussi aux hommes et aux femmes qui se marient, de contracter leur union avec l’avis de l’évêque, afin que leur mariage se fasse selon le Seigneur et non selon la passion. Que tout se fasse pour l’honneur de Dieu.

Hymne 40 (trad. SC 128, p. 397s rev.)

Marie Madeleine, envoyée annoncer la Résurrection

Celui qui sonde les cœurs et les reins (Ps 7,10), sachant que Marie reconnaîtrait sa voix, appelait son agneau en vrai pasteur (Jn 10,4) disant: « Marie ! » Elle dit aussitôt : « Oui, c’est bien mon bon pasteur qui m’appelle pour me compter désormais avec les quatre-vingt-dix-neuf brebis (Lc 15,4). Je vois derrière lui des légions de saints, des armées de justes… Je sais bien qui il est, celui qui m’appelle ; je l’avais dit, c’est mon Seigneur, c’est celui qui offre aux hommes déchus la Résurrection ». Lire le reste de cette entrée »

Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Editions du CERF

Que ceux qui paraissent dignes de foi et qui enseignent l’erreur (cf. 1Tm. 1,3;6,3) ne t’effraient pas. Tiens ferme comme l’enclume sous le marteau. C’est d’un grand athlète de se laisser meurtrir de coups, et de vaincre. C’est à cause de Dieu que nous devons tout supporter, afin que lui-même nous supporte. Sois plus zélé que tu ne l’es; discerne les temps. Attends celui qui est au-dessus de toute vicissitude, invisible, qui pour nous s’est fait visible; impalpable, impassible, qui pour nous s’est fait passible, qui pour nous a souffert de toutes manières.

… Que rien ne se fasse sans ton avis et toi non plus, ne fais rien sans Dieu: tu ne le fais pas non plus; sois ferme. Que les assemblées soient plus fréquentes; invite tous les frères par leur nom. Ne méprise pas les esclaves, hommes et femmes; mais qu’eux non plus ne s’enflent pas d’orgueil, mais que pour la gloire de Dieu, ils servent avec plus de zèle, afin d’obtenir de Dieu une liberté meilleure.

Homélie pour la Sainte et Salutaire Pâque ; PG 46, 581 (trad. cf. coll. Icthus, vol. 10, p. 118 et Année en fêtes, Migne 2000, p. 342)

Le Jour Premier de la Vie Nouvelle

Voici une sage maxime : « Au jour du bonheur on oublie tous nos maux » (Si 11,25). Aujourd’hui est oubliée la première sentence portée contre nous – mieux, non pas oubliée, mais annulée ! Ce jour a entièrement effacé tout souvenir de notre condamnation. Autrefois, l’enfantement se passait dans la douleur ; maintenant notre naissance est sans souffrance. Autrefois, nous n’étions que chair, nous naissions de la chair ; aujourd’hui ce qui naît est esprit né de l’Esprit. Hier, nous naissions simples enfants des hommes ; aujourd’hui, nous naissons enfants de Dieu. Hier, nous étions rejetés du ciel sur la terre ; aujourd’hui Celui qui règne dans les cieux fait de nous des citoyens du ciel. Hier, la mort régnait à cause du péché; aujourd’hui, grâce à la Vie, c’est la justice qui reprend le pouvoir.

Un seul homme nous a ouvert jadis les portes de la mort; aujourd’hui, un seul homme nous ramène à la vie. Hier, nous avons perdu la vie à cause de la mort ; mais aujourd’hui la Vie a détruit la mort. Hier, la honte nous faisait nous cacher sous le figuier ; aujourd’hui, la gloire nous attire vers l’arbre de vie. Hier, la désobéissance nous avait chassés du Paradis; aujourd’hui, notre foi nous y fait entrer. De nouveau, le fruit de la vie nous est offert afin que nous en jouissions autant que nous le voulons. De nouveau, la source du Paradis dont l’eau nous irrigue par les quatre fleuves des évangiles (cf Gn 2,10), vient rafraîchir la face entière de l’Église…

Que devons-nous faire dès lors, sinon imiter dans leurs bondissements joyeux les montagnes et les collines des prophéties : « Montagnes, sautez comme béliers ; collines, comme des agneaux ! » (Ps 113,4) Venez donc, crions de joie pour le Seigneur ! (Ps 94,1) Il a brisé la puissance de l’ennemi et dressé le grand trophée de la croix… Disons donc : « Grand est le Seigneur notre Dieu, un grand roi par toute la terre ! » (Ps 94,3;46,3) Il bénit l’année en la couronnant des ses bienfaits (Ps 64,12), et il nous rassemble en un choeur spirituel, en Jésus Christ notre Seigneur, à qui soit la gloire dans les siècles des siècles. Amin !

Le baiser de Judas

Commentaire sur l’Évangile de Saint Luc, 10, 89s (trad. cf SC 52, p. 186)

« Le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois »

Pierre a renié une première fois et n’a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l’avait pas regardé. Il a renié une seconde fois, et il n’a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l’avait pas encore regardé. Il a renié une troisième fois, Jésus l’a regardé, et il a pleuré, très amèrement (Lc 22,62). Regarde-nous, Seigneur Jésus, pour que nous sachions pleurer notre péché. Cela montre que même la chute des saints peut être utile. Le reniement de Pierre ne m’a pas fait tort ; au contraire, à son repentir, j’ai gagné : j’ai appris à me garder d’un entourage infidèle…

Pierre a donc pleuré, et très amèrement ; il a pleuré pour arriver à laver sa faute par des larmes. Vous aussi, si vous voulez obtenir le pardon, effacez votre faute par les larmes ; au moment même, sur l’heure, le Christ vous regarde. S’il vous survient quelque chute, lui, témoin présent à votre vie secrète, vous regarde pour vous rappeler et vous faire avouer votre erreur. Faites alors comme Pierre, qui dit ailleurs par trois fois : « Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jn 21,15). Il a renié trois fois, trois fois aussi il confesse ; mais il a renié dans la nuit, et il confesse au grand jour.

Tout cela est écrit pour nous faire comprendre que personne ne doit se vanter. Si Pierre est tombé pour avoir dit : « Même si d’autres viennent à trébucher, moi je ne tomberai pas » (Mt 26,33), quel autre serait en droit de compter sur soi-même ?… D’où est-ce que je te rappellerai, Pierre, pour m’apprendre tes pensées quand tu pleurais ? Du ciel où tu as déjà pris place parmi les chœurs des anges, ou encore du tombeau ? Car la mort, d’où le Seigneur est ressuscité, ne te répugne pas à ton tour.

Enseigne-nous à quoi t’ont servi tes larmes. Mais tu l’as enseigné bien vite: car étant tombé avant de pleurer, tes larmes t’ont fait choisir pour conduire les autres, toi qui, d’abord, n’avais pas su te conduire toi-même.

Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Editions du CERF

Si tu aimes les bons disciples, tu n’as pas de mérite. Ce sont surtout les plus contaminés qu’il te faut soumettre par la douceur. Toute blessure ne se soigne pas par le même emplâtre. Calme les crises violentes par les compresses humides. « Sois » en toutes choses « prudent comme le serpent et simple » toujours « comme la colombe » (Mt. 10,16).

Tu es charnel et spirituel pour traiter avec douceur ce qui apparaît à tes yeux; quant aux choses invisibles, demande qu’elles te soient manifestées pour que tu ne manques de rien et que tu abondes en tout bien spirituel. Le moment présent te réclame, comme le pilote attend les vents, et comme l’homme battu par la tempête attend le port, pour obtenir Dieu. Sois sobre, comme un athlète de Dieu: le prix, c’est l’incorruptibilité et la vie éternelle, dont toi aussi tu es convaincu. En tout, je suis pour toi une rançon, et ces liens que tu as aimés.

Sermon sur le Saint Baptême (trad. coll. Icthus, t. 5 p. 138s rev.)

« Lazare, viens dehors ! » Couché dans la tombe, tu as entendu cet appel retentissant. Y a-t-il une voix plus grande que celle du Verbe ? Alors tu es sorti, toi qui étais mort, et pas seulement depuis quatre jours, mais depuis si longtemps. Tu es ressuscité avec le Christ…; tes bandelettes sont tombées. Ne retombe pas maintenant dans la mort ; ne rejoins pas ceux qui habitent les tombeaux ; ne te laisse pas étouffer par les bandelettes de tes péchés. Car pourrais-tu ressusciter une autre fois ? Pourrais-tu sortir de la mort d’ici la résurrection de tous, à la fin des temps ?…

Que l’appel du Seigneur résonne donc à tes oreilles ! Ne les ferme pas aujourd’hui à l’enseignement et aux conseils du Seigneur. Si tu étais aveugle et sans lumière en ton tombeau, ouvre les yeux pour ne pas sombrer dans le sommeil de la mort. Dans la lumière du Seigneur, contemple la lumière ; dans l’Esprit de Dieu, fixe les yeux sur le Fils. Si tu accueilles toute la Parole, tu concentres sur ton âme toute la puissance du Christ qui guérit et ressuscite… Ne crains pas de te donner du mal pour conserver la pureté de ton baptême et mets dans ton coeur les chemins qui montent vers le Seigneur. Conserve avec soin l’acte d’acquittement que tu as reçu par pure grâce…

Soyons lumière, comme les disciples l’ont appris de celui qui est la grande Lumière : « Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5,14). Soyons des luminaires dans le monde en tenant bien haut la Parole de vie, en étant puissance de vie pour les autres. Partons à la recherche de Dieu, à la recherche de celui qui est la première et la plus pure lumière.

Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Editions du CERF

Accueillant avec joie les sentiments que tu as pour Dieu, fondés comme sur un roc inébranlable, je glorifie à l’extrême le Seigneur de m’avoir jugé digne de contempler ton visage irréprochable: puissè-je en jouir en Dieu.

Je t’exhorte, par la grâce dont tu es revêtu, à presser ta course et à exhorter tous les frères pour qu’ils soient sauvés. Justifie ta dignité épiscopale par une entière sollicitude de chair et d’esprit; préoccupe-toi de l’union, au-dessus de laquelle il n’y a rien de meilleur.

Porte avec patience tous les frères comme le Seigneur te porte toi-même; supporte-les tous avec charité, comme tu le fais d’ailleurs. Vaque sans cesse à la prière; demande une sagesse plus grande que celle que tu as; veille avec un esprit qui ne se repose pas.

Parle à chacun en particulier, te conformant aux mœurs de Dieu. « Porte les infirmités » de tous (cf. Mt. 8,17), comme un athlète accompli. Où il y a plus de peine, il y a beaucoup de gain.

« A ce qu’il me semble, Dieu voulait mon repentir, Il ne veut pas la mort du pécheur, Il attend patiemment et accueille de grand cœur la conversion ». La conversion de Sainte Marie l’Egyptienne a pour cause première la volonté divine. Dieu agit avec elle comme Il a agi à l’égard de son peuple. Il a pour elle une patience qui est à la fois, pitié, fidélité, tendresse. Sa pitié à l’égard de Marie l’Egyptienne est une bienveillance gratuite: Il s’incline, consent, attend, se fait discret. Mais cette pitié s’accompagne de son irrévocable fidélité: jamais Dieu notre Père ne renonce à Son dessein de salut.

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Discours ascétiques, 1ère série, n° 85 (trad. DDB 1981, p. 424)

De même que le désir de la lumière suit les yeux sains, de même le désir de la prière suit le jeûne mené avec discernement. Quand un homme commence à jeûner, il désire communier à Dieu dans les pensées de son esprit. En effet, le corps qui jeûne ne supporte pas de dormir toute la nuit sur sa couche. Quand le jeûne a scellé la bouche de l’homme, celui-ci médite en état de componction, son coeur prie, son visage est grave, les mauvaises pensées le quittent ; il est l’ennemi des convoitises et des vaines conversations. Jamais on n’a vu un homme jeûner avec discernement et être asservi au désir mauvais. Le jeûne mené avec discernement est une grande demeure abritant tout bien…

Car le jeûne est l’ordre qui a été donné dès le commencement à notre nature, pour la garder de manger le fruit de l’arbre (Gn 2,17), et c’est de là que vient ce qui nous trompe… C’est par là aussi que le Sauveur a commencé, quand il s’est révélé au monde dans le Jourdain. Après le baptême en effet, l’Esprit l’a mené dans le désert, où il a jeûné quarante jours et quarante nuits.

Tous ceux qui partent pour le suivre font désormais de même : c’est sur ce fondement qu’ils posent le commencement de leur combat, car cette arme a été forgée par Dieu… Et quand maintenant le diable voit cette arme dans la main d’un homme, cet adversaire et tyran se met à craindre. Il pense aussitôt à la défaite que lui a infligée le Sauveur dans le désert, il s’en souvient, et sa puissance est brisée. Il se consume dès qu’il voit l’arme que nous a donnée celui qui nous mène au combat. Quelle arme est plus puissante et ranime autant le coeur dans sa lutte contre les esprits du mal ?

Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Editions du CERF

Votre prière est allée vers l’Eglise qui est à Antioche de Syrie. C’est de là que je suis parti, enchaîné de chaînes très précieuses à Dieu, et je vous salue tous. Je ne suis pas digne d’être de cette Eglise, étant le dernier d’entre eux. Mais selon la volonté de Dieu, j’en ai été jugé digne, non d’après le jugement de ma conscience, mais par la grâce de Dieu; je souhaite qu’elle me soit donnée entière, pour qu’avec votre prière je puisse obtenir Dieu.

Afin donc que votre oeuvre soit parfaite et sur terre et dans le ciel, il convient que, à l’honneur de Dieu, votre Eglise élise un envoyé de Dieu pour aller jusqu’en Syrie se réjouir avec eux de ce qu’ils possèdent la paix et ont retrouvé leur grandeur, et de ce que leur corps a été rétabli. Il m’a paru que ce serait une chose digne si vous envoyiez quelqu’un des vôtres avec une lettre pour célébrer avec eux le calme qui leur est revenu grâce à Dieu, et de ce que leur Eglise a atteint le port grâce à vos prières.

Etant parfaits, ayez aussi des pensées parfaites. Car si vous désirez faire le bien, Dieu est prêt à vous l’accorder.

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L’échelle sainte, ch. 28 (trad. Petite Philocalie, Seuil 1979, p. 91  rev)

Que votre prière soit toute simple ; une seule parole a suffi au publicain et à l’enfant prodigue pour obtenir le pardon de Dieu (Lc 15,21)… Point de recherche dans les paroles de votre prière ; que de fois les bégaiements simples et monotones des enfants fléchissent leur père ! Ne vous lancez donc pas dans de longs discours afin de ne pas dissiper votre esprit par la recherche des paroles. Une seule parole du publicain a ému la miséricorde de Dieu ; un seul mot plein de foi a sauvé le bon larron (Lc 23,42). Lire le reste de cette entrée »

Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Editions du CERF

Il est raisonnable de retrouver notre bon sens, et , pendant que nous en avons encore le temps, de nous repentir pour retourner à Dieu. Il est bon de reconnaître Dieu et l’évêque. Celui qui honore l’évêque est honoré de Dieu; celui qui fait quelque chose à l’insu de l’évêque sert le diable.

Que la grâce vous fasse abonder en toutes choses, car vous en êtes dignes: vous m’avez réconforté en toutes manières et que Jésus en fasse autant pour vous. Absent et présent, vous m’avez aimé: que Dieu vous le rende. Si vous supportez tout pour Lui, vous arriverez à Le posséder.

Voici un entretien qui nous est proposé par le R.P. Michel (Philippenko) avec l’Archimandrite Placide (Deseille), fondateur des monastères de Saint Antoine le Grand (Vercors) et de la Protection de la Mère de Dieu à Solan (Gard), qui a été diffusé sur les ondes de la Radio Chrétienne en France – RCF. Pour l’écouter cliquez sur le lien…

… Ils s’abstiennent de l’Eucharistie et de la prière, parce qu’ils ne confessent pas que l’Eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ, [Chair] qui a souffert pour nos péchés, et que dans sa bonté le Père a ressuscitée. Ainsi ceux qui refusent le don de Dieu meurent dans leurs disputes. Il leur serait utile de pratiquer la charité pour ressusciter eux aussi. Il convient de vous tenir à l’écart de ces gens-là, et de ne parler d’eux ni en privé ni en public, mais de vous attacher aux prophètes, et spécialement à l’Evangile, dans lequel la Passion nous est montrée et la Résurrection accomplie. Et les divisions, fuyez-les comme le principe de tous les maux.

… Que personne ne fasse, en dehors de l’évêque, rien de ce qui regarde l’Eglise. Que cette Eucharistie seule soit regardée comme légitime, qui se fait sous la présidence de l’évêque ou de celui qu’il en aura chargé… Il n’est pas permis en dehors de l’évêque ni de baptiser, ni de faire l’agape, mais tout ce qu’il approuve, cela est agréable à Dieu aussi. Ainsi tout ce qui se fait sera sûr et légitime.

Saint Grégoire Palamas: de la Déification de l’être humain, (Éditions l’Age d’Homme p. 71)

L’amour de Dieu a été répandu dans les cœurs des croyants par l’Esprit Saint, écrit l’apôtre Paul. Et Basile le Grand rappelle que nul don n’est accordé dans la création sans l’intervention du Saint Esprit. Ce n’est point par nos pensées, mais par l’action de l’Esprit de Dieu en nous, enseigne aussi Palamas à ce sujet, que nous faisons acquisition de l’amour et des dons de l’Esprit. Celui-ci a parlé par les prophètes d’Israël; il a préparé l’arrivée du Christ; c’est par lui qu’a été achevée la forme finale la plus élevée de la révélation divine: l’incarnation du Verbe de Dieu, qui a divinisé la nature humaine. C’est par lui enfin que le Christ est revenu dans l’Église après son Ascension, pour demeurer avec elle jusqu’à la fin des siècles.

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Que personne ne se trompe: même les êtres célestes, et la gloire des anges, et les archontes [terme souvent utilisé pour désigner les démons] visibles et invisibles, s’ils ne croient pas au sang du Christ, pour eux aussi il y a un jugement: « Que celui qui peut comprendre, comprenne » Mt. 19,12.

Que personne ne s’enorgueillisse de son rang, car l’essentiel, c’est la foi et la charité, auxquelles rien n’est préférable. Considérez ceux qui ont une autre opinion sur la grâce de Jésus-Christ qui est venue sur nous: comme ils sont opposés à la pensée de Dieu! De la charité, ils n’ont aucun souci, ni de la veuve, ni de l’orphelin, ni de l’opprimé, ni des prisonniers ou des libérés, ni de l’affamé ou de l’assoiffé.

Voilà ce que je vous recommande, bien-aimés, sachant bien que vous aussi vous pensez ainsi. Mais je veux vous mettre en garde contre ces bêtes à face humaine: non seulement il vous faut ne pas les recevoir, mais s’il est possible ne pas même les rencontrer et seulement prier pour eux, si jamais ils pouvaient se convertir, ce qui est difficile. Mais Jésus-Christ en a le pouvoir, [Lui] notre véritable vie. Car si c’est en apparence que cela  a été accompli par notre Seigneur, moi aussi, c’est en apparence que je suis enchaîné…

Certains, par ignorance, Le renient, mais ils ont plutôt été reniés par Lui, avocats de la mort plus que de la vérité, eux qui n’ont réussi à persuader ni les prophéties ni la Loi de Moïse, ni même jusqu’à présent l’Evangile, ni les souffrances de chacun de nous. Car ils pensent la même chose de nous. Car que me sert que quelqu’un me loue, s’il blasphème mon Seigneur, en ne confessant pas qu’Il a pris chair ? Celui qui ne dit pas cela Le renie absolument, étant lui-même un croque-mort. Leurs noms, puisqu’ils sont infidèles, il ne m’a pas plu de les écrire. Mais puissé-je même ne pas me souvenir d’eux, jusqu’à ce qu’ils se repentent pour croire à la Passion, qui est notre Résurrection.

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Pendant le Saint et Grand Carême de Pâques, les offices quotidiens de l’Eglise Orthodoxe (office de minuit, matines, prime, tierce, sexte, none, vêpres et Grandes Complies) révèlent une prière attribuée à Saint Ephrem le Syrien, diacre et moine du IVème siècle. Le texte de cette prière est le suivant: Lire le reste de cette entrée »

Prophètie d’Isaïe 58,1-9.

Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor ! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n’abandonnerait pas la loi de son Dieu, ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche.

«Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? Pourquoi nous mortifier si tu l’ignores ?»

Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui que vous ferez entendre là-haut votre voix.

Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau, coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ?

Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ?

Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t’accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : «Me voici !» Si tu fais disparaître de ton pays le joug, le geste de menace, la parole malfaisante…

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