Correspondance – Éditions de Solesmes

387 – Demande: La foi de quelqu’un peut-elle être utile à un autre qui n’a pas la foi, comme le fut au paralytique la foi de ceux qui le portaient (Mc.2,3-5) ?

Réponse: Si le paralytique n’avait pas eu de foi, il ne se serait pas laissé porter et descendre; ainsi c’est sa foi à lui qui l’a sauvé avec celle de ses porteurs. Rien n’est utile à l’homme, s’il n’y met de la foi en Dieu. N’allègue donc pas comme prétexte, pour ne rien faire, que tu jettes sur autrui tout ton fardeau. Car Jérémie qui croyait fermement que Dieu aurait pitié du peuple, priait pour lui. Mais parce que le peuple ne partageait pas sa foi, il ne fut pas exaucé (Jr.11,4). Où était donc la foi du Prophète ? Ne l’avait-il pas comme ceux qui portaient le paralytique ? Très certainement la faute en était au peuple. Il en est donc ainsi dans les cas semblables. Car ce n’est pas en vain qu’il est dit: « La prière soutenue du juste peut obtenir beaucoup de choses » (Jc.5,16).