Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF

Quand enfin, il cessa sa prière, dans laquelle il avait rappelé tous ceux qu’il avait jamais rencontrés, petits et grands, illustres ou obscurs, et toute l’Eglise répandue par toute la terre, l’heure étant venue de partir, on le fit monter sur un âne, et on l’emmena vers la ville; c’était jour de grand sabbat. L’iérarque Hérode et son père Nicétès vinrent au-devant de lui, et le firent monter dans leur voiture; assis à côté de lui, ils essayaient de le persuader en disant: « Quel mal y a-t-il à dire: César est Seigneur, à sacrifier, et tout le reste, pour sauver sa vie ? » Lui, d’abord, ne répondit pas, et, comme ils insistaient, il dit: « Je ne ferai pas ce que vous me conseillez. » Alors, ne réussissant pas à le persuader, ils lui dirent toutes sortes d’injures, et ils le firent descendre de la voiture si précipitamment qu’il se déchira le devant de la jambe. Sans se retourner, et comme si rien ne lui était arrivé, il marchait allègrement; il allait vers le stade, et il y avait un tel tumulte dans le stade que personne ne pouvait s’y faire entendre.