Autres Figures Athonites du début du XXe siècle – Père Sabbas le confesseur. Éditions l’Age d’Homme 2014, pages 57-58.
Quelque part en Chalcidique, les relations entre un homme et sa femme étaient devenues très difficiles. Le mari ne menait pas une vie normale, mais vivait d’une manière étrange et ténébreuse. Son visage avait pris une expression repoussante. Il avait perdu tout lien avec l’Eglise, il ne voulait plus entendre parler ni de ce qui touchait à l’Eglise, ni surtout de la vie sacramentelle.
Sa malheureuse épouse essayait par tous les moyens possibles de le ramener vers Dieu, mais il était inflexible. Elle finit par comprendre qu’il lui fallait prendre les grands moyens. « Ecoute-moi, dit-elle, tu m’as rendu la vie insupportable. Si à Pâques, tu ne viens pas recevoir la communion, il faudra que je me sépare de toi. Ce sera impossible de continuer à vivre ensemble. Je désire que ce soit le Christ qui règne dans notre famille. »
La persistance, la pression, les menaces et les prières ferventes de cette bonne épouse chrétienne ne furent pas vaines. Le mari se rendit compte qu’avec sa conduite, il risquait de détruire irrémédiablement son foyer, sa propre vie et celle de ses enfants. L’âme bouleversée, il décida de retourner vers la lumière… Il comprit que la première chose qu’il devait faire était de trouver un confesseur. La Sainte Montagne n’était pas loin et il y trouva le Père Sabbas.
Comme il était différent à son tour ! Il était renouvelé intérieurement. Au lieu de la confusion, du chaos et de l’obscurité, il voyait un nouveau monde, régénéré. Le soulagement et des larmes de joie brillèrent sur son visage à la fin de sa confession. Quelle paix trouvait-il et quel allègement de son fardeau !


















Laisser un commentaire
Comments feed for this article