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Contre les païens, 40 ; SC 18 (trad. SC p. 190 rev.)
Ce monde est très bon, tel qu’il a été fait et tel que nous le voyons, parce que Dieu le veut ainsi : personne ne pourrait en douter. Si la création était désordonnée, si l’univers évoluait au hasard, on pourrait mettre en doute cette affirmation. Mais puisque le monde a été fait avec sagesse et science, de façon raisonnable et logique, puisqu’il a été orné de toute beauté, il faut que celui qui y préside et qui l’a organisé ne soit autre que la Parole de Dieu, son Verbe, son Logos… Lire le reste de cette entrée »
Confession, 38-40 ; SC 249 (trad. SC p. 111s rev.)
Je suis grandement redevable à Dieu, qui m’a accordé une grâce si grande que, par mon intermédiaire, « des peuples nombreux » sont nés à nouveau pour Dieu… : « Je t’ai établi comme une lumière parmi les nations, pour porter le salut jusqu’à l’extrémité de la terre »… C’est ainsi que je veux « attendre ce qu’a promis » celui qui ne fait jamais défaut, comme il en donne l’assurance dans l’Évangile : « Ils viendront de l’Orient et de l’Occident et se mettront à table avec Abraham, Isaac et Jacob ». Ainsi nous avons confiance que des croyants viendront du monde entier.
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In Domini corporis supulturam ; PG 98, 251-260 (trad. Bouchet, p. 182 rev.)
« Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et sur les habitants du sombre pays une lumière a resplendi » (Is 9,1), la lumière de la rédemption. En voyant la mort qui le tyrannisait blessée à mort, ce peuple revient des ténèbres à la lumière ; de la mort, il passe à la vie. Lire le reste de cette entrée »
Homélie 23 (livre 2) ; CCL 122, 354, 356-357 (trad. Orval)
Il n’y a aucun doute que saint Jean Baptiste a subi la prison pour notre Rédempteur qu’il précédait par son témoignage, que c’est pour lui qu’il a donné sa vie. Car si son persécuteur ne lui a pas demandé de nier le Christ, mais de taire la vérité, c’est cependant pour le Christ qu’il est mort. Le Christ lui-même a dit, en effet : « Je suis la vérité » (Jn 14,6). Puisque c’est pour la vérité qu’il a répandu son sang, c’est donc pour le Christ. Jean avait témoigné en naissant que le Christ allait naître ; en prêchant il avait témoigné que le Christ allait prêcher, en baptisant, qu’il allait baptiser. En souffrant le premier sa Passion, il signifiait que le Christ devait lui aussi la souffrir… Lire le reste de cette entrée »
Homélie 4, sur la Passion ; PG 89, 1347
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux païens, aux grands prêtres et aux scribes pour être flagellé, tourné en dérision et crucifié » (cf Mt 20,18). En disant cela à ses disciples, le Christ annonçait ce qui s’accordait avec les prédictions des prophètes, car ils avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem… Nous comprenons pourquoi le Verbe de Dieu qui, autrement, ne pouvait pas souffrir, a dû subir la Passion ; car l’homme n’aurait pas pu être sauvé par un autre moyen. Lui seul l’a su, ainsi que ceux à qui il l’a révélé. En effet, il a su tout ce qui vient du Père ; c’est ainsi que « l’Esprit voit même les profondeurs des mystères divins. » (1Co 2,10). Lire le reste de cette entrée »
Homélie 5, sur la Résurrection du Christ, 6-9 ; PG 89, 1358-1362
« Si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour être le Seigneur des morts et des vivants » (Rm 14,9). Mais « Dieu n’est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants » (Lc 20,38). Donc, puisque ce Seigneur des morts est vivant, les morts ne sont plus des morts mais des vivants : la vie règne en eux, pour qu’ils vivent sans plus craindre la mort. Lire le reste de cette entrée »
Traité sur la fin du monde, 41-43 ; GCS I, 2, 305-307 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 159)
« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Venez, vous qui avez aimé les pauvres et les étrangers. Venez, vous qui êtes restés fidèles à mon amour, car je suis l’amour… Voici que mon Royaume est préparé et mon ciel ouvert. Voici que mon immortalité apparaît dans toute sa beauté. Venez tous, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » Lire le reste de cette entrée »
Homélie sur la sainte Théophanie, 4 ; PG 10, 1181 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 31)
[Jean Baptiste disait :] En ta présence, Seigneur Jésus, je ne peux pas me taire, car « je suis la voix, et la voix de celui qui crie à travers le désert : préparez le chemin du Seigneur. C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! » (Mt 3,3.14) Lire le reste de cette entrée »
Homélies sur l’évangile de Luc, 34, 3.7-9; GCS 9, 201-202.204-205. (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 419-420)
D’après un ancien qui voulait interpréter la parabole du bon Samaritain, l’homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho représente Adam, Jérusalem le paradis, Jéricho le monde, les brigands les forces hostiles, le prêtre la Loi, le lévite les prophètes, le Samaritain le Christ. Par ailleurs, les blessures symbolisent la désobéissance, la monture le corps du Seigneur… Et la promesse de revenir, faite par le Samaritain, préfigure, selon cet interprète, le second avènement du Seigneur… Lire le reste de cette entrée »
Homélies sur St Luc, n° 4, 4-6 (trad. SC 87, p. 133)
La naissance de Jean le Baptiste est pleine de miracles. Un archange a annoncé l’avènement de notre Seigneur et Sauveur Jésus ; de même, un archange annonce la naissance de Jean (Lc 1,13) et dit : « Il sera rempli du Saint Esprit dès le sein de sa mère. » Le peuple juif ne voyait pas que notre Seigneur accomplissait « des miracles et des prodiges » et guérissait leurs maladies, mais Jean exulte de joie alors qu’il est encore dans le sein maternel. Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 803
Celui qui connaît le besoin qu’il a de toutes ces choses et qui les demande à Dieu dans son grand amour, en disant le « Kyrie eleison », recevra sûrement ce qu’il demande et obtiendra la pitié du Seigneur et sa grâce divine. Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 803
La pitié de Dieu n’est rien d’autre que la grâce du Saint Esprit, cette grâce que nous, les pécheurs, devons demander à Dieu en disant continuellement le « Kyrie eleison », c’est-à-dire : « Mon Seigneur, aie pitié de moi le pécheur, dans cette misère où je suis, et reçois-moi de nouveau dans la grâce. Lire le reste de cette entrée »
Confession, § 43- 47 (trad. SC 249, p. 119s rev.)
Je n’ai pas commencé ce travail de moi-même, mais c’est le Christ Seigneur qui m’a ordonné de venir passer auprès des Irlandais païens le reste de mes jours – si le Seigneur le veut et s’il me préserve de toute voie mauvaise… Mais je n’ai pas confiance en moi-même « tant que je demeure dans ce corps de mort » (2P 1,13 ;Rm 7,24)… Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 802-803
Pour mieux comprendre ce que nous voulons dire, considère que celui qui, dans ce monde, est indigent et pauvre et désire recevoir l’aumône d’un riche, va le trouver et lui dit : « Aie pitié de moi », c’est-à-dire : « Aie compassion de ma pauvreté, et donne-moi de quoi vivre ». Lire le reste de cette entrée »
A Autolycus,1, 2.7 (trad. bréviaire ; cf SC 20, p. 58s)
Avec les yeux du corps, nous observons ce qui se passe dans la vie et sur la terre ; nous discernons la différence entre la lumière et l’obscurité, le blanc et le noir, le laid et le beau…; il en est de même pour ce qui tombe sous le sens de l’ouïe : sons aigus, graves, agréables. Mais nous avons aussi des oreilles du cœur et des yeux de l’âme, et il leur est possible de saisir Dieu. En effet, Dieu est aperçu par ceux qui peuvent le voir, après que les yeux de leur âme se sont ouverts. Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 802
Mais ceux qui n’ont pas totalement conscience de ce dont nous venons de parler ne connaissent pas leur malheur d’être asservis aux volontés de la chair et aux choses de ce monde, ni ne se donnent le temps de penser à l’esclavage où ils sont. Tel n’est pas leur but. Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 802
Ceux des chrétiens qui, après avoir reçu du Christ leur Maître tant de grâces et tant de bienfaits, se sont laissés de nouveau tromper par le diable, qui se sont éloignés de Dieu par le moyen du monde et de la chair et sont dominés par le péché et par le diable dont ils font la volonté, mais qui ne sont cependant pas insensibles au point de ne pas sentir le mal qu’ils ont souffert, qui comprennent leur faute et reconnaissent l’esclavage où ils sont, mais qui ne peuvent se libérer seuls et ont recours à Dieu, Lire le reste de cette entrée »
La Perfection spirituelle, 12-14 ; PG 65, 1171 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 2, p. 151 rev.)
La gloire convient à Dieu en raison de sa grandeur, et l’abaissement convient à l’homme car il fait de lui le familier de Dieu. Si nous agissons ainsi, nous serons joyeux à l’exemple de saint Jean Baptiste et nous commencerons à répéter sans relâche : « Il faut qu’il grandisse, et que je diminue ». Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 801-802
Ainsi quand Adam, séduit par le diable rebelle, se révolta lui-même contre Dieu et refusa d’obéir à son commandement, Dieu lui laissa la liberté et ne voulut pas le dominer de force. Mais le diable jaloux, qui avait trompé Adam au commencement, ne cessa de le tromper jusqu’à ce qu’il l’eut fait semblable en déraison aux bêtes sans intelligence, et celui-ci vécut désormais comme un animal privé de raison et d’intelligence. Lire le reste de cette entrée »
Lettres à Sérapion, n°1, 19 ; PG 26, 373 ; SC 15 (trad. SC p. 115 rev.)
Hommes insensés…, que ne cessez-vous vos recherches indiscrètes au sujet de la Trinité et ne vous contentez de croire qu’elle existe, puisque vous avez pour guide l’apôtre qui écrit : « Il faut croire que Dieu existe et qu’il assure la récompense à ceux qui le cherchent »… Que nul ne se pose des questions superflues, mais qu’on se contente d’apprendre ce qui est contenu dans les Écritures… Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 801
La prière « Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi », et plus brièvement « Seigneur, aie pitié » (« Kyrie eleison ») a été donnée aux chrétiens dès l’époque des apôtres, et il leur a été prescrit de la dire continuellement. Ce qu’ils font. Mais que signifie ce « Kyrie eleison » ? Bien peu aujourd’hui le savent. C’est en pure perte et pour rien, hélas, qu’on dit « Seigneur, aie pitié ». On ne reçoit pas la pitié de Dieu. Car on ne sait pas ce qu’on demande. Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 793
Chapitre 237
Les prêtres aussi doivent prier, parce qu’ils ont été consacrés à cette œuvre apostolique qui accomplit la prédication divine et les gestes de Dieu, et révèle l’amour du Christ. Enfin que ceux qui sont dans le monde la pratiquent autant qu’il leur est possible, car elle est un sceau sur eux-mêmes et un signe de leur foi, elle les garde, elle les sanctifie, elle chasse d’eux toute tentation. Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 792-793
Chapitre 237
Que tout fidèle continuellement dise donc en son intelligence et avec sa langue cette prière du nom de Jésus. Immobile ou en marche, assis ou couché (Cf. Dt 6,6-7), quoi qu’il dise ou qu’il fasse, qu’il ne cesse de s’y appliquer. Et il trouvera une très grande sérénité, une très grande joie, comme le savent d’expérience ceux qui agissent ainsi. Lire le reste de cette entrée »
Sermon pour la résurrection (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 128 rev.)
Cachés dans une maison, les apôtres voient le Christ ; il entre, toutes portes closes. Mais Thomas, absent alors…, bouche ses oreilles et veut ouvrir ses yeux… Il laisse éclater son incrédulité, espérant ainsi que son désir sera exaucé. « Mes doutes ne disparaîtront qu’à sa vue, dit-il. Je mettrai mon doigt dans les marques des clous, et j’étreindrai ce Seigneur que je désire tant. Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 792
Chapitre 236
Ses effets sont toujours les mêmes. Et elle est la seule voie de salut, car « en nul autre nous n’avons le salut » (Act. 4,12), dit l’Apôtre, et : « Celui-ci est le Sauveur du monde, le Christ » (Jn 4,42). C’est pourquoi au dernier jour toute langue, qu’elle le veuille ou non, confessera et chantera que Jésus Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père (Phil. 2,11). Lire le reste de cette entrée »


















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