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La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 791-792
Chapitre 236
Cette prière divine, l’invocation de notre Sauveur – « Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu, aie pitié de moi » -, est en même temps appel, invocation et confession de la foi.
Elle suscite l’Esprit Saint, elle dispense les dons de Dieu, elle purifie le cœur, elle chasse les démons, elle est la demeure de Jésus Christ, elle est la source de la réflexion spirituelle et des pensées divines, elle délivre des péchés, elle soigne les âmes et les corps, elle donne l’illumination divine, elle répand la pitié de Dieu, elle accorde dans l’humilité les révélations et les initiations divines, elle porte en elle la seule voie du salut : le nom salutaire de notre Dieu, c’est-à-dire l’unique nom de Jésus Christ Fils de Dieu invoqué en nous, et en nul autre nous n’avons le salut (Act. 4,12), comme dit l’Apôtre. Lire le reste de cette entrée »
Commentaire du Cantique des Cantiques, II, 9 ; SC 375 (trad. SC p. 437 rev.)
L’épouse du Cantique des Cantiques dit : « Mon nard a donné son parfum » (1,12)…; mais on peut lire aussi « Son parfum »… L’épouse s’est approchée de l’Époux, l’a oint de ses onguents, et d’une façon étonnante, c’est comme si le nard n’avait pas donné d’odeur auparavant, tant qu’il était aux mains de l’épouse, mais a donné son odeur lorsqu’il entre en contact avec le corps de l’Époux — en sorte que, semble-t-il, c’est moins lui qui a pris l’odeur du nard, que le nard qui l’a prise comme venant de lui… Lire le reste de cette entrée »
Commentaire sur l’évangile de Matthieu, 10, 9-10 ; GCS 10, 10-11 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.120 rev. ; cf SC 162, p. 173)
A l’homme « qui recherche de belles perles », il faut appliquer les paroles suivantes : « Cherchez et vous trouverez » et « Celui qui cherche, trouve » (Mt 7,7-8). En effet, à quoi peuvent bien se rapporter «cherchez» et «celui qui cherche, trouve»? Disons-le sans hésiter : aux perles, et particulièrement à la perle acquise par l’homme qui a tout donné et tout perdu. A cause de cette perle, Paul dit : « J’ai accepté de tout perdre afin de gagner le Christ » (Ph 3,8). Par le mot « tout » il entend les belles perles, et par « gagner le Christ » l’unique perle de grand prix.
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Homélies sur l’Exode, n°8 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 2, p. 174)
« Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir de la terre d’Égypte, de la maison de servitude. » (Ex 20,2) Ces paroles ne s’adressent pas seulement à ceux qui jadis sont sortis d’Égypte ; elles s’adressent plus encore à toi qui les écoutes maintenant, si toutefois tu sors d’Égypte… Lire le reste de cette entrée »
Commentaire sur l’évangile de saint Jean, 2, 193s (trad. cf SC 120, p. 339)
En nous, la voix et la parole ne sont pas la même chose, car la voix peut se faire entendre sans porter de sens, sans parole, et la parole peut également être transmise à l’esprit sans voix, comme dans le cheminement de notre pensée. Lire le reste de cette entrée »
Homélies pour la Vigile de Noël, 5 ; CCL 122, 32-36 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 19 rev.)
« Voici, dit le prophète Isaïe, la Vierge portera et enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, nom qui se traduit : Dieu avec nous » (7,14). Le nom de Sauveur « Dieu-avec-nous », donné par le prophète, signifie les deux natures de son unique personne. En effet, celui qui est Dieu, né du Père avant tous les siècles, c’est lui-même qui est Emmanuel à la fin des temps, c’est-à-dire Dieu avec nous. Lire le reste de cette entrée »
Homélies sur l’Exode, n° 12, 4 (trad. Fortier / En Calcat ; cf SC 321, p. 369)
« Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2Co 3,17)… Comment pourrons-nous trouver cette liberté, nous qui sommes les esclaves du monde, les esclaves de l’argent, les esclaves des désirs de la chair ? Certes, je m’efforce de me corriger, je me juge moi-même, je condamne mes fautes. Lire le reste de cette entrée »
Confession, 56-62 conclusion (trad. SC 249, p.129s rev.)
Voici que « je confie ma vie au Dieu fidèle » (1P 4,19) pour qui « je m’acquitte d’une mission » (Ep 6,20) malgré ma bassesse, car il ne fait pas acception de personne et m’a choisi pour ce service, afin que je sois son serviteur, « un des plus petits d’entre les siens » (Mt 25,40). « Comment lui rendrai-je tous ses bienfaits envers moi ? » (Ps 115,12) Mais que puis-je dire ou promettre à mon Seigneur, vu que je n’ai pas d’autres capacités que celles que lui-même m’a données ?… Lire le reste de cette entrée »
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 170
150. Celui qui a reconnu la vérité ne se révolte pas contre les malheurs qui l’affligent. Car il sait qu’ils mènent l’homme à la crainte de Dieu.
151. Les fautes passées, s’il s’en souvient précisément, nuisent à celui qui a une bonne espérance. Car si elles suscitent la tristesse, elles affaiblissent l’espérance. Mais si elles se laissent représenter sans tristesse, elles ramènent l’ancienne souillure. Lire le reste de cette entrée »
Homélie 26 sur le Bon Pasteur ; PG 85, 299-308 (trad. Bouchet, p.218)
Abel, le premier pasteur, fit l’admiration du Seigneur qui accueillit volontiers son sacrifice et préféra encore le donateur au don qu’il lui faisait (Gn 4,4). L’Écriture vante aussi Jacob, berger des troupeaux de Laban, notant les peines qu’il prit pour ses brebis : « J’ai été dévoré par la chaleur pendant le jour et par le froid durant la nuit » (Gn 31,40) ; et Dieu récompensa cet homme de son labeur. Lire le reste de cette entrée »
Homélies spirituelles (trad. Deseille, Coll. Spi.Or. 40, Bellefontaine 1984, p. 114)
Comment est-il possible que, malgré de tels encouragements et de telles promesses de la part du Seigneur, nous refusions de nous livrer à Lui totalement et sans réserve, de renoncer à toutes choses et même à notre propre vie, conformément à l’Évangile (Lc 14,26), pour n’aimer que Lui seul, et rien d’autre avec Lui ? Lire le reste de cette entrée »
Homélie pour l’Annonciation, 2 ; PG 87, 3, 3241
« Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » (Lc 1,28) Et que peut-il y avoir de supérieur à cette joie, ô Vierge Mère ? Que peut-il y avoir au-dessus de cette grâce ?… Lire le reste de cette entrée »
Sur l’incarnation du Verbe, 13 (trad. cf SC 199, p.311s)
Puisque les hommes s’étaient rendus déraisonnables et que la tromperie des démons jetait son ombre de tous côtés et cachait la connaissance du vrai Dieu, que devait faire Dieu ? Se taire devant une pareille situation ? Accepter que les hommes soient égarés ainsi et ne connaissent pas Dieu ?… Lire le reste de cette entrée »
Cent chapitres sur la connaissance, 78-80, dans La Philocalie (trad. Bellefontaine 1987, t. 8, p. 159 rev.)
Le baptême, ce bain de la sainteté, enlève la souillure de notre péché, mais il ne change pas maintenant la dualité de notre vouloir et n’empêche pas les esprits du mal de nous combattre ou de nous entretenir dans l’illusion… Mais la grâce de Dieu a sa demeure dans la profondeur même de l’âme, c’est-à-dire dans l’entendement. Il est dit, en effet, que « la gloire de la fille du Roi est au-dedans » (Ps 44,15) : elle ne se montre pas aux démons. Lire le reste de cette entrée »
Lettre 19 ; PL 80, 665 (trad. bréviaire rev.)
Le Christ, espérance de tous les croyants, appelle ceux qui quittent ce monde non pas des morts mais des dormants lorsqu’il dit : « Lazare, notre ami, s’est endormi » (Jn 11,11) ; l’apôtre Paul à son tour ne veut pas que nous soyons « attristés au sujet de ceux qui se sont endormis » (1Th 4,13). Par là, si notre foi tient que « tous ceux qui croient » au Christ, selon sa parole dans l’Évangile, « ne mourront jamais » (Jn 11,26), nous savons que lui n’est pas mort et que nous-mêmes ne mourrons pas. C’est parce que « au signal donné par la voix de l’archange et à l’appel de la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts ressusciteront » (1Th 4,16). Que l’espérance de la résurrection nous encourage donc, puisque nous reverrons alors ceux que nous avons perdus. Il importe que nous croyions fermement en lui, c’est-à-dire que nous obéissions à ses préceptes, car il met sa puissance suprême à relever les morts plus facilement que nous n’éveillons ceux qui sont endormis. Lire le reste de cette entrée »
Le site Jesusislife propose de nous raconter, par l’image et la parole, le récit découpé en trois parties des faits les plus marquants de la vie de saint Joseph (Yussif) Damascène.
La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, p. 683-684
C’est d’abord une prière très pure. D’elle vient dans le cœur une chaleur. Après elle une énergie étrangère et sainte. Puis les larmes divines du cœur. Enfin la paix de toutes les sortes de pensées, D’où naissent la purification de l’intelligence Et la contemplation des mystères d’en haut. C’est alors, d’indicible manière, un flamboiement étranger, Que suivent l’ineffable illumination du cœur Et, désormais, la perfection qui n’a pas de fin. Lire le reste de cette entrée »
Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés. Purifiez votre âme ; rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l’appel du Sauveur qui vous redit : « Viens et suis-moi » (Mc 10,21). Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur ; la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions. Lire le reste de cette entrée »
Règle, Prologue 19-38 (trad. Rochais, Eds. cisterciennes 1980, p. 7 rev.)
Quoi de plus doux pour nous, frères, que la voix du Seigneur qui nous invite ? Voici que, dans sa tendresse, le Seigneur nous indique le chemin de la vie… Si nous voulons habiter dans la demeure de son Royaume, hâtons-nous par de bonnes actions, sinon nous n’y parviendrons jamais. Avec le prophète, interrogeons le Seigneur en ces termes : « Seigneur, qui habitera en ta demeure et qui reposera sur ta sainte montagne ? » (Ps 14,1). Lire le reste de cette entrée »
Les Sentences des Pères du désert (4e-5e siècles)
Collection systématique, ch. 9 (trad. SC 387, p. 427s)
Un frère qui avait péché fut chassé de l’église par le prêtre ; et abba Bessarion se leva et sortit avec lui en disant : « Moi aussi, je suis un pécheur »… Lire le reste de cette entrée »
Hymne de l’office byzantin de la Théophanie (trad. Mercenier, La prière des églises de rite byzantin, t. 2, p. 280-281)
Aujourd’hui le Soleil sans déclin s’est levé et le monde est éclairé de la lumière du Seigneur… Aujourd’hui les nuées font pleuvoir sur l’humanité une rosée céleste de justice. Aujourd’hui Celui qui n’est pas créé se fait volontairement imposer la main par celui qu’il a créé. Aujourd’hui le prophète et précurseur vient au-devant de son Maître, mais se tient près de lui avec tremblement, voyant la condescendance de Dieu à notre égard. Lire le reste de cette entrée »
Sermon 2 ; PL 40, 655 (trad. Orval)
Pourquoi as-tu peur, Hérode, d’entendre qu’un roi est né ? Il n’est pas venu pour te détrôner mais pour vaincre le démon. Mais toi, tu ne le comprends pas, et tu prends peur et tu entres en fureur. Pour perdre le seul enfant que tu recherches, tu deviens le cruel assassin d’un grand nombre. Ni l’amour des mères en larmes, ni le deuil des pères pleurant leurs fils, ni les cris et les gémissements des enfants ne te retiennent. Tu massacres ces petits dans leurs corps parce que la peur te tue en ton cœur. Et tu penses que, si tu arrives à tes fins, tu pourras vivre longtemps, alors que c’est la vie elle-même que tu cherches à tuer. Celui qui est la source de la grâce, à la fois petit et grand, qui est couché dans une crèche, fait trembler ton trône. Il réalise son dessein par toi mais à ton insu. Il accueille les enfants de ses ennemis et en fait ses enfants d’adoption. Lire le reste de cette entrée »
Commentaire sur le psaume 65, §19-20 ; CSEL 22, 261 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 873)
Quelle est « la parole de louange » (Ps 65,8) qu’il faut faire entendre ? Celle-ci assurément : « Il a donné la vie à l’âme » des croyants (v.9) ; car Dieu a accordé la constance et la persévérance dans la profession de la foi à la prédication des apôtres et à la confession des martyrs, et la prédication du Royaume des cieux a parcouru la terre en tous sens comme par des pas. En effet « leur message s’est répandu sur toute la terre » (Ps 18,5). Et ailleurs, le Saint Esprit proclame la gloire de cette course spirituelle : «Comme ils sont beaux, les pas de ceux qui annoncent la bonne nouvelle, de ceux qui annoncent la paix » (Is 52,7). C’est donc cette parole de louange de Dieu qu’il faut faire entendre par la proclamation, selon le témoignage du psalmiste : « Il a donné la vie à mon âme et n’a pas laissé chanceler mes pas » (LXX). En effet, les apôtres ne se sont pas laissés détourner de la course de leur prédication par les terreurs des menaces humaines, et la fermeté de leurs pas solidement posés ne s’est pas laissée écarter du chemin de la foi… Lire le reste de cette entrée »
Épître de saint Jacques 2,14-24.26.
Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, alors qu’il n’agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ?
Supposons que l’un de nos frères ou l’une de nos sœurs n’aient pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ?
Ainsi donc, celui qui n’agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n’agit pas ; moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma foi. Lire le reste de cette entrée »
Démonstration évangélique, II, 3, 35 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 6, p. 197 ; cf SC 228)
Nombreux sont les témoignages de l’Écriture montrant que les nations païennes n’ont pas reçu moins de grâces que le peuple juif. Si les juifs…participent à la bénédiction d’Abraham, l’ami de Dieu, parce qu’ils sont ses descendants, rappelons que Dieu s’était engagé à donner aux païens une bénédiction semblable non seulement à celle d’Abraham, mais encore à celles d’Isaac et de Jacob. Il a prédit explicitement, en effet, que toutes les nations seront bénies pareillement et il invite tous les peuples à une seule et même joie avec ces bienheureux amis de Dieu : « Nations, réjouissez-vous avec son peuple » (Dt 32,43) et encore : « Les princes des peuples se sont rassemblés avec le Dieu d’Abraham » (Ps 46,10). Lire le reste de cette entrée »


















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