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Commentaire du Psaume 1, 33 ; CSEL 64, 28-30 (trad. cf Orval)

Abreuve-toi d’abord à l’Ancien Testament pour boire ensuite au Nouveau. Si tu ne bois pas au premier, tu ne pourras pas te désaltérer au second. Bois au premier pour apaiser ta soif, au second pour l’étancher complètement… Lire le reste de cette entrée »

Conférences, n° 10, 6-7 ; PL 49, 827 (trad. Orval)

Notre Sauveur a fait à son Père cette prière pour ses disciples : «Que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et eux en nous » ; et encore : « Que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous ». Cette prière se réalisera pleinement en nous lorsque l’amour parfait dont « Dieu nous aima le premier » (1Jn 4,10) sera passé dans le mouvement même de notre cœur selon l’accomplissement de cette prière du Seigneur… Lire le reste de cette entrée »

Sermon « Sur notre Seigneur », 10-11

La force divine que l’homme ne peut pas toucher est descendue, elle s’est enveloppée dans un corps palpable, afin que les pauvres la touchent, et qu’en touchant l’humanité du Christ, ils perçoivent sa divinité. A travers des doigts de chair, le sourd-muet a senti qu’on touchait ses oreilles et sa langue. Lire le reste de cette entrée »

Homélies sur la conversion, n°3, sur l’aumône (trad. coll. Pères dans la foi, n°8, DDB 1978, p. 54)

Les pauvres devant l’église demandent une aumône. Combien donner ? C’est à vous de décider ; je ne fixerai pas de montant, afin de vous éviter tout embarras. Achetez dans la mesure de vos moyens. Vous avez une pièce ? Achetez le ciel ! Non pas que le ciel soit offert à bon marché, mais c’est la bonté du Seigneur qui vous le permet. Vous n’avez pas de pièce ? Donnez un verre d’eau fraîche (Mt 10,42)… Lire le reste de cette entrée »

Sur l’effusion du Saint Esprit, dans S. Ephraem Syri, 25, 5, 15, 20, Oxford 1865, p. 95s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 243)

Les apôtres étaient là, assis au Cénacle, la chambre haute, attendant la venue de l’Esprit. Ils étaient là comme des flambeaux disposés et qui attendent d’être allumés par l’Esprit Saint pour illuminer toute la création par leur enseignement… Ils étaient là comme des cultivateurs portant leur semence dans le pan de leur manteau qui attendent le moment où ils recevront l’ordre de semer. Lire le reste de cette entrée »

Homélie 5, sur la Résurrection du Christ, 6-9 ; PG 89, 1358-1362

« Si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour être le Seigneur des morts et des vivants » (Rm 14,9). Mais « Dieu n’est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants » (Lc 20,38). Donc, puisque ce Seigneur des morts est vivant, les morts ne sont plus des morts mais des vivants : la vie règne en eux, pour qu’ils vivent sans plus craindre la mort. Lire le reste de cette entrée »

Sermon 9, pour le jour des Rameaux ; PG 65, 772 (trad. Brésard, 2000 ans, année C, p. 108)

Le jour présent, mes bien-aimés, est de la plus grande importance. Il demande de nous un très grand désir, un immense empressement, un vif allant pour nous porter à la rencontre du Roi des Cieux. Paul, le messager de la bonne nouvelle, nous disait : « Le Seigneur est proche, n’ayez aucun souci » (Ph 4,5-6)… Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 658-659

21. (suite) Mener la vie des moines vouée à la science implique donc non seulement qu’on connaisse parfaitement par l’ascèse et comme il faut l’usage de l’intelligence et de la parole, de la réflexion et des sens, mais aussi qu’on discerne ce qu’il faut donner à l’ardeur et au désir, qu’on apprenne sagement par l’action et la contemplation à bien former en soi, grâce à la connaissance naturelle de la réflexion, la belle harmonie ordonnée des puissances de l’âme, et à chanter la mélodie intellectuelle, pour autant qu’elle aussi soit infiniment douce. Lire le reste de cette entrée »

Homélie contre les Anoméens, 8, 6 ; PG 48, 776 (trad. Delhougne, Les Pères commentent,  p. 299)

En convoitant les premières places, les plus hautes charges et les honneurs les plus élevés, les deux frères Jacques et Jean voulaient, à mon avis, avoir autorité sur les autres. C’est pourquoi Jésus s’oppose à leur prétention. Il met à nu leurs pensées secrètes en leur disant : « Celui qui veut être le premier sera le serviteur de tous ». Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 658

21. C’est Dieu qui enseigne à l’homme la connaissance (Cf. Ps. 93 (94),10), ainsi qu’il est écrit. Mais comment enseigne-t-il ? Il donne la prière dans la sainte impulsion qui transmet lumineusement à celui qui prie la respiration continuelle de l’Esprit. Une telle prière sacrée est vraiment la demeure, la grande demeure de la grâce plus que bonne. Lire le reste de cette entrée »

Homélies sur l’incompréhensibilité de Dieu, n°5 (trad. En Calcat)

C’est une arme puissante que la prière, un trésor indéfectible, une richesse intarissable, un port à l’abri des tempêtes, un réservoir de calme; la prière est la racine, la source et la mère de biens innombrables… Mais la prière dont je parle n’est ni médiocre, ni négligente ; c’est une prière ardente, jaillie de l’affliction de l’âme et de l’effort de l’esprit. Voilà la prière qui monte jusqu’au ciel… Écoute ce que dit l’écrivain sacré : « J’ai crié vers le Seigneur quand j’étais dans l’angoisse, et il m’a exaucé » (Ps 119,1). Celui qui prie ainsi dans son angoisse pourra, après la prière, goûter en son âme une grande joie…. Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 657-658

20. (suite) Mais celui qui s’attache à la connaissance des êtres et de l’Écriture Sainte, comme il est naturel aux uns et aux autres, qu’il continue de se recueillir en Dieu, de passer du visible, du connu et de la chair aux choses de l’intelligence. Il est évident qu’en s’élevant vers l’Esprit, et de là en droite ligne vers ce qui dépasse l’intelligence, je veux dire vers la vérité plus haute que toute vérité, vers Dieu, il adore très clairement Dieu en esprit et en vérité. Lire le reste de cette entrée »

Catéchèse en vue du baptême, n°1, §5 (trad. Soleil levant, p. 46 rev.)

C’est actuellement le temps de la confession. Confesse tes fautes de parole et d’action, celles de la nuit et celles du jour. Confesse-les dans ce « temps favorable », et au « jour du salut » (Is 49,8; 2Co 6,2) ; reçois le trésor céleste… Quitte le présent et crois en l’avenir. Tu as parcouru tant d’années sans arrêter tes vains travaux d’ici-bas, et tu ne peux pas arrêter quarante jours pour t’occuper de ta propre fin ? Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 657

20. (suite) Ainsi un homme simple, s’il marche en observant les commandements et en vivant la foi, et s’il suit humblement d’autres hommes considérés, est vraiment un clair adorateur de Dieu en esprit et en vérité (Cf. Jn 4,24). Car la foi qui parle clairement de Dieu et des choses divines et invisibles ne peut être que l’Esprit. Lire le reste de cette entrée »

Homélies sur l’évangile de Matthieu, n° 29, 1

« Et voilà qu’on lui apportait un paralysé. » Saint Matthieu dit simplement que ce paralytique a été apporté à Jésus. D’autres évangélistes racontent qu’il a été descendu par une ouverture dans le toit, et présenté au Sauveur sans formuler aucune demande, le laissant juger lui-même de la guérison… Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 657

20. Il est dit que Dieu est Esprit, et que ceux qui l’adorent doivent l’adorer en esprit et en vérité (Cf. Jn 4,24). Il est dit « ceux qui l’adorent », au pluriel, et non « celui qui l’adore », au singulier. Et c’est bien naturel, dès lors qu’il veut sauver tous les êtres et les mener à la connaissance de la vérité (Cf. I Tim. 2,4), lui qui a préparé nombre de demeures différentes (Cf. Jn 14,2) pour la jouissance éternelle de ceux qui seront justifiés, lui l’ange du grand conseil (Cf. Is. 9,5), le sauveur qui, dans la hauteur de son amour de l’homme, tend ses mains levées pour appeler ceux dont la réflexion est sage, ou folle, faible et malade. Lire le reste de cette entrée »

Trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1039 rev.

Quel mystère nouveau et admirable ! Jean ne naît pas encore et déjà il parle par ses tressaillements ; il ne paraît pas encore et déjà il profère des avertissements ; il ne peut pas encore crier et déjà il se fait entendre par des actes ; il n’a pas encore commencé sa vie et déjà il prêche Dieu ; il ne voit pas encore la lumière et déjà il montre le soleil ; il n’est pas encore mis au monde et déjà il se hâte d’agir en précurseur. Lire le reste de cette entrée »

Hymne 2 (trad. SC 156, p. 183 rev.)

Je te rends grâces, parce que tu m’as donné de vivre, de te connaître et de t’adorer, mon Dieu. Car « la vie, c’est de te connaître, toi le seul Dieu » (Jn 17,3), créateur et auteur de tout, non engendré, non créé, sans principe, unique, et ton Fils, engendré de toi, et l’Esprit très saint, procédant de toi, la trine unité digne de toute louange… Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 656-657

19. (suite) D’après saint Maxime, la contemplation purifie l’intelligence, mais l’état de prière la porte nue devant Dieu. Il va de soi que l’intelligence qui n’est pas tendue dans la contemplation n’en sera pas purifiée, comme le dit la loi de Dieu. Lire le reste de cette entrée »

Sermon 9 ; CCL 24,64 ; PL 52, 211 (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p. 50 rev.)

« Évitez de pratiquer votre justice devant les hommes. » Pourquoi ? « Pour ne pas être remarqué par eux. » Et s’ils vous ont remarqué, qu’en sera-t-il pour vous ? « Vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est aux cieux. » Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 656

19. (suite) C’est ce que montre également saint Maxime, quand il dit : « L’intelligence ne peut pas se purifier sans la rencontre et la contemplation de Dieu. » Et encore : « L’anachorèse, la contemplation et la prière réduisent le désir et même le suppriment », et « l’âme est menée selon la raison, quand elles mènent à Dieu par la contemplation spirituelle et la prière. » Et encore : « Donne à la raison les ailes de la lecture, de la contemplation et de la prière (Pour ces quatre citations : Saint Maxime le Confesseur, Sur l’amour  II, 3 ; II, 47 ; IV, 15,80 et 86, Philocalie, p.000.) » Lire le reste de cette entrée »

Traité sur la fin du monde, 41-43 ; GCS I, 2, 305-307 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 159)

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Venez, vous qui avez aimé les pauvres et les étrangers. Venez, vous qui êtes restés fidèles à mon amour, car je suis l’amour… Voici que mon Royaume est préparé et mon ciel ouvert. Voici que mon immortalité apparaît dans toute sa beauté. Venez tous, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. » Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 656

19. La vie contemplative demeure avec la sainte prière. Elle est sa compagne continuelle. L’une et l’autre sont les germes donnés par Dieu, les germes déifiants de la vie intellectuelle de l’âme. Elles sont les œuvres inséparables de l’âme que Dieu porte et accomplit dans sa loi. Pour la tradition, contemplation et prière sont tellement unies que les Pères en parlent au singulier : ils les appellent action de l’intelligence et contemplation. Lire le reste de cette entrée »

Homélie n°24 (trad. Bellefontaine 1984, coll. Spi. Or. n°40, p.239 rev.)

Depuis la transgression d’Adam, les pensées de l’âme se sont dispersées loin de l’amour de Dieu, vers le monde présent, et elles s’y sont mêlées à des pensées matérielles et terrestres. Car Adam, par sa transgression, a reçu en lui le levain des tendances mauvaises, et ainsi, par participation, tous ceux qui sont nés de lui et toute la race d’Adam a eu une part de ce levain. Ensuite, les dispositions mauvaises ont crû et se sont développées parmi les hommes, au point qu’ils en sont arrivés à toutes sortes de désordres. Finalement, l’humanité entière a été pénétrée du levain de la malice… Lire le reste de cette entrée »

La Philocalie–Desclée de Brouwer/J.–C. Lattès, t.2 – p. 655-656

18. (suite) C’est pourquoi vraiment bienheureux les cœurs purs qui ont la science des vertus. Car ils verront Dieu (Cf. Mt. 5,8) dans la vie à venir plus totalement, plus clairement. Et dès maintenant ils voient en gage (Cf. Eph. 1,14), d’après les Écritures : non seulement, pour elles, ils voient et verront, mais ils pourront éprouver les choses surnaturelles dans la mesure où maintenant ils les éprouvent en partie et en jouissent dans le Christ.

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