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Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Le proconsul dit: « J’ai des bêtes, et je te livrerai à elles, si tu ne changes pas d’avis. » Il dit: « Appelle-les, il est impossible pour nous de changer d’avis pour passer du mieux au pire, mais il est bon de changer pour passer du mal à la justice. » Le proconsul lui répondit: « Je te ferai brûler par le feu, puisque tu méprises les bêtes, si tu ne changes pas d’avis. » Polycarpe lui dit: « Tu me menaces d’un feu qui brûle un moment et peu de temps après s’éteint; car tu ignores le feu du jugement à venir et du supplice éternel, réservé aux impies. Mais pourquoi tarder ? Va, fais ce que tu veux. »
Homélie 31 ; PG 31, 261 (trad. cf Ephata, vol. 3, Delhougne, p. 426 et Luc commenté, DDB 1987, p. 108)
«Que vais-je faire? Je vais agrandir mes greniers !» Pourquoi avaient-elles tant rapporté, les terres de cet homme qui ne devait faire qu’un mauvais usage de sa richesse ? C’est pour qu’on voie se manifester avec plus d’éclat l’immense bonté d’un Dieu qui étend sa grâce sur tous, «car il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes, et lever son soleil sur les méchants comme sur les bons» (Mt 5,45)… Tels étaient les bienfaits de Dieu à l’égard de ce riche : une terre féconde, un climat tempéré, d’abondantes semences, des bœufs pour le labour, et tout ce qui assure la prospérité. Et lui, que rendait-il en retour ? Mauvaise humeur, misanthropie et égoïsme. C’est ainsi qu’il remerciait son bienfaiteur. Lire le reste de cette entrée »
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Et comme il insistait encore et disait: « Jure par la fortune de César », Polycarpe répondit: « Si tu t’imagines que je vais jurer par la fortune de César, comme tu dis, et si tu fais semblant de ne pas savoir qui je suis, écoute [je te le dis] franchement: Je suis chrétien. Et si tu veux apprendre de moi la doctrine du christianisme, donne-moi un jour, et écoute-moi. » Le proconsul répondit: « Persuade cela au peuple. » Polycarpe reprit: « Avec toi, je veux bien discuter; nous avons appris, en effet, à donner aux autorités et aux puissances établies par Dieu le respect convenable, si cela ne nous fait pas tort. Mais ceux-là, je ne les estime pas dignes que je me défende devant eux. »
Commentaire de l’Évangile ou Diatessaron, 5, 17 (trad. SC 121, p. 115 rev.)
Notre Seigneur a choisi Matthieu, le collecteur d’impôts, pour encourager ses collègues à venir avec lui. Il a vu des pécheurs, il les a appelés et les a fait asseoir auprès de lui. Quel spectacle admirable : les anges sont debout et tremblants, alors que les publicains, assis, se réjouissent. Les anges sont frappés de crainte à cause de la grandeur du Seigneur, et les pécheurs mangent et boivent avec lui. Les scribes suffoquent de haine et de dépit, et les publicains exultent à cause de sa miséricorde. Lire le reste de cette entrée »
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Quand Polycarpe entra dans le stade, une voix du ciel se fit entendre: « Courage, Polycarpe, et sois un homme. » Personne ne vit celui qui parlait, mais la voix, ceux des nôtres qui étaient là l’entendirent.
Enfin, on le fit entrer, et le tumulte fut grand quand le public apprit que Polycarpe était arrêté. Le proconsul se le fit amener et lui demanda si c’était lui Polycarpe. Il répondit que oui, et le proconsul cherchait à le faire renier en lui disant: « Respecte ton grand âge » et tout le reste qu’on a coutume de dire en pareil cas; « Jure par la fortune de César, change d’avis, dis: A bas les athées. » [visant ainsi les chrétiens]. Mais Polycarpe regarda d’un oeil sévère toute cette foule de païens impies dans le stade, et fit un geste de la main contre elle, puis soupirant et levant les yeux, il dit: « A bas les athées. » Le proconsul insistait et disait: « Jure, et je te laisse aller, maudis le Christ »; Polycarpe répondit: « Il y a quatre vingt six ans que je le sers, et il ne m’a fait aucun mal; comment pourrais-je blasphémer mon Roi qui m’a sauvé ? »
Commentaire sur l’évangile de Jean, 4 ; PG 73, 560
« Il entra et saisit la main de la jeune fille »
Dès lors que le Christ est entré en nous par sa propre chair, nous ressusciterons entièrement ; il est inconcevable, ou plutôt impossible, que la vie ne fasse pas vivre ceux chez qui elle s’introduit. Comme on recouvre un tison ardent d’un tas de paille pour garder intacte le germe du feu, de même notre Seigneur Jésus Christ cache la vie en nous par sa propre chair et y met comme une semence d’immortalité qui écarte toute la corruption que nous portons en nous. Ce n’est donc pas seulement par sa parole qu’il réalise la résurrection des morts. Pour montrer que son corps donne la vie, comme nous l’avons dit, il touche les cadavres et par son corps il donne la vie à ces corps déjà en voie de désintégration. Si le seul contact de sa chair sacrée rend la vie à ces morts, quel profit ne trouverons-nous pas en son eucharistie vivifiante quand nous la recevrons !… Il ne suffirait pas que notre âme seulement soit régénérée par l’Esprit pour une vie nouvelle. Notre corps épais et terrestre aussi devait être sanctifié par sa participation à un corps aussi consistant et de même origine que le nôtre et devait être appelé ainsi à l’incorruptibilité.
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Quand enfin, il cessa sa prière, dans laquelle il avait rappelé tous ceux qu’il avait jamais rencontrés, petits et grands, illustres ou obscurs, et toute l’Eglise répandue par toute la terre, l’heure étant venue de partir, on le fit monter sur un âne, et on l’emmena vers la ville; c’était jour de grand sabbat. L’iérarque Hérode et son père Nicétès vinrent au-devant de lui, et le firent monter dans leur voiture; assis à côté de lui, ils essayaient de le persuader en disant: « Quel mal y a-t-il à dire: César est Seigneur, à sacrifier, et tout le reste, pour sauver sa vie ? » Lui, d’abord, ne répondit pas, et, comme ils insistaient, il dit: « Je ne ferai pas ce que vous me conseillez. » Alors, ne réussissant pas à le persuader, ils lui dirent toutes sortes d’injures, et ils le firent descendre de la voiture si précipitamment qu’il se déchira le devant de la jambe. Sans se retourner, et comme si rien ne lui était arrivé, il marchait allègrement; il allait vers le stade, et il y avait un tel tumulte dans le stade que personne ne pouvait s’y faire entendre.
Homélie sur Lazare 2, 5; PG 48, 988-989 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 444)
A propos de cette parabole, il convient de nous demander pourquoi le riche voit Lazare dans le sein d’Abraham plutôt qu’en compagnie d’un autre juste. C’est qu’Abraham s’est montré hospitalier. Il apparaît donc à côté de Lazare pour accuser le riche d’avoir été inhospitalier. En effet, le patriarche cherchait à retenir même les simples passants pour les faire entrer sous sa tente (Gn 18,1s). Lire le reste de cette entrée »
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Prenant avec eux l’esclave, – c’était un vendredi vers l’heure du souper -, des policiers et des cavaliers, armés comme à l’ordinaire, partirent comme pour courir « après un bandit » (cf.Mt.26,55). Et tard, dans la soirée, survenant tous ensemble, ils le trouvèrent couché dans une petite chambre à l’étage supérieur. Il pouvait encore s’en aller dans une autre propriété, mais il ne le voulut pas et dit: « Que la volonté de Dieu soit faite. » Apprenant donc que les agents étaient là, il descendit et causa avec eux; ils s’étonnaient de son âge et de son calme, et de toute la peine qu’on prenait pour arrêter un homme aussi âgé. Aussitôt, à l’heure qu’il était, il leur fit servir à manger et à boire autant qu’ils voulaient; il leur demanda seulement de lui donner une heure pour prier à son gré. Ils le lui accordèrent, et debout [l’attitude de prière consiste à se mettre debout et à se tourner vers l’Orient], il se mit à prier, rempli de la grâce de Dieu au point que deux heures durant il ne put s’arrêter de parler [prier à haute voix], et que ceux qui l’entendaient en étaient étonnés et que beaucoup se repentirent d’être venus arrêter un si saint vieillard.
Discours 26 ; PG 35, 1238 (trad. Eds Ouvrières 1959 p. 45 rev. ; cf Orval)
Un soir, je me promenais au bord de la mer ; comme dit l’Ecriture : « Le vent soufflait avec force, la mer se soulevait » (Jn 6,18). Les vagues se soulevaient au loin et envahissaient le rivage, heurtant les rochers, se brisant et se transformant en écume et en gouttelettes. De petits cailloux, des algues et les coquillages les plus légers étaient charriés par les eaux et jetés sur le bord, mais les rochers demeuraient fermes et inébranlables, comme si tout était calme, même au milieu de ces flots qui venaient les frapper…
J’ai tiré une leçon de ce spectacle. Cette mer, n’est-ce pas notre vie et la condition humaine ? Là aussi se trouvent beaucoup d’amertume et d’instabilité. Et les vents ne sont-ils pas les tentations qui nous assaillent et tous les coups imprévus de la vie ? C’est, je crois, ce que méditait David lorsqu’il s’écriait : « Sauve-moi, Seigneur, car les eaux me sont entrées jusqu’à l’âme ! Arrache-moi de l’abîme des eaux ! Je suis dans la haute mer et le flot me submerge » (Ps 68). Parmi les gens qui sont éprouvés, les uns me semblaient être comme ces objets légers et sans vie qui se laissent emporter sans opposer la moindre résistance ; ils n’ont en eux aucune fermeté ; ils n’ont pas le contrepoids d’une raison sage qui lutte contre les assauts. Les autres me semblaient des rochers, dignes de ce Roc sur lequel nous sommes établis et que nous adorons ; formés par les raisonnements de la vraie sagesse, ceux-là s’élèvent au-dessus de la faiblesse ordinaire et supportent tout avec une constance inébranlable.
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Comme on continuait à le chercher, il passa dans une autre propriété, et aussitôt arrivèrent ceux qui le cherchaient. Ne le trouvant pas, ils arrêtèrent deux petits esclaves, et l’un d’eux, mis à la torture, avoua. Il lui était donc impossible d’échapper, puisque ceux qui le livraient étaient dans sa maison; et l’irénarque (chef de la police chargé d’arrêter les criminels, de les interroger, et de les remettre aux autorités de la cité), qui avait reçu le même nom qu’Hérode, était pressé de le conduire au stade; ainsi lui, il accomplirait sa destinée, en entrant en communion avec le Christ, tandis que ceux qui l’avaient livré recevraient le châtiment de Judas lui-même.
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Quant à l’admirable Polycarpe, tout d’abord il ne se troubla pas à ces nouvelles, mais il voulait rester en ville; mais la plupart cherchaient à le persuader de s’éloigner secrètement. Il se retira donc dans une petite propriété située non loin de la ville, avec un petit nombre de compagnons; nuit et jour il ne faisait que prier pour tous les hommes et pour les églises du monde entier, comme c’était son habitude. Et étant en prière, il eut une vision, trois jours avant d’être arrêté: il vit son oreiller entièrement brûlé par le feu; et se tournant vers ses compagnons il leur dit: « Je dois être brûlé vif. »
Sermons au peuple, n° 6 ; CCL 103, 32 (trad. SC 175, p. 327 et Orval)
Frères, il y a deux sortes de champs : l’un est le champ de Dieu, l’autre celui de l’homme. Tu as ton domaine ; Dieu aussi a le sien. Ton domaine, c’est ta terre ; le domaine de Dieu, c’est ton âme. Est-il juste que tu cultives ton domaine et que tu laisses en friche celui de Dieu ? Si tu cultives ta terre et que tu ne cultives pas ton âme, c’est parce que tu veux mettre ta propriété en ordre et laisser en friche celle de Dieu ? Est-ce juste ? Est-ce que Dieu mérite que nous négligions notre âme qu’il aime tant ? Tu te réjouis en voyant ton domaine bien cultivé ; pourquoi ne pleures-tu pas en voyant ton âme en friche ? Les champs de notre domaine nous feront vivre quelques jours en ce monde ; le soin de notre âme nous fera vivre sans fin dans le ciel… Dieu a daigné nous confier notre âme comme son domaine ; mettons-nous donc à l’oeuvre de toutes nos forces avec son aide, pour qu’au moment où il viendra visiter son domaine, il le trouve bien cultivé et parfaitement en ordre. Qu’il y trouve une moisson et non des ronces ; qu’il y trouve du vin et non du vinaigre ; du blé plutôt que de l’ivraie. S’il y trouve tout ce qui peut plaire à ses yeux, il nous donnera en échange les récompenses éternelles, mais les ronces seront vouées au feu.
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Le diable machinait contre eux toutes sortes de supplices, mais grâce à Dieu, il ne put l’emporter contre aucun d’eux. Le généreux Germanicus fortifiait leur timidité par sa constance; il fut admirable dans la lutte contre les bêtes; le proconsul voulait le fléchir et lui disait d’avoir pitié de sa jeunesse; mais il attira sur lui la bête en lui faisant violence, voulant être plus vite délivré de cette vie injuste et inique. Alors toute la foule, étonnée devant le courage de la sainte et pieuse race des chrétiens, s’écria: « A bas les athées [l’accusation d’athéisme est fréquement portée contre les chrétiens parce qu’ils qui refusent d’adorer les dieux de la cité]; faites venir Polycarpe. »
Homélies spirituelles, n° 33 (trad. Quéré-Jaulmes, coll. Icthus, vol. 11, p. 155 rev)
Il ne faut pour prier ni gestes, ni cris, ni silence, ni agenouillements. Notre prière, à la fois sage et fervente, doit être attente de Dieu, jusqu’à ce que Dieu vienne et visite notre âme par toutes ses voies d’accès, tous ses sentiers, tous ses sens. Trêve de nos silences, de nos gémissements et de nos sanglots : ne cherchons dans la prière que l’étreinte de Dieu.
Dans le travail, n’employons-nous pas tout notre corps à l’effort ? Tous nos membres n’y collaborent-ils pas ? Que notre âme elle aussi se consacre tout entière à sa prière et à l’amour du Seigneur ; qu’elle ne se laisse pas distraire ni tirailler par ses pensées ; qu’elle se fasse pleine attente du Christ. Alors le Christ l’illuminera, il lui enseignera la prière véritable, il lui donnera la supplique pure et spirituelle qui est selon Dieu, l’adoration « en esprit et en vérité » (Jn 4,24).
Celui qui exerce un commerce ne cherche pas simplement à réaliser un gain. Il s’efforce aussi par tous les moyens de le grossir et de l’accroître. Il entreprend de nouveaux voyages et renonce à ceux qui lui semblent sans profit ; il ne part qu’avec l’espérance d’une affaire. Comme lui, sachons conduire notre âme sur les voies les plus diverses et les plus opportunes, et nous acquerrons, ô gain suprême et véritable, ce Dieu qui nous apprend à prier dans la vérité.
Le Seigneur se pose dans une âme fervente, il en fait son trône de gloire, il s’y assied et y demeure.
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Bienheureux donc et généreux tous ces martyres qui sont arrivés selon la volonté de Dieu. Car il nous faut être assez pieux pour attribuer à Dieu la puissance sur toutes choses. Qui n’admirerait la générosité de ces héros, leur patience, leur amour pour le Maître ? Déchirés par les fouets, … ils demeuraient fermes si bien que les spectateurs eux-mêmes en gémissaient de compassion. Ils en vinrent à un tel degré de courage que pas un d’entre eux ne dit un mot ni ne poussa un soupir. Attentif à la grâce du Christ, ils mépriasient les tortures de ce monde, et en une heure ils achetaient la vie éternelle… des yeux de leur coeur ils regardaient les biens réservés à la patience, biens que l’oreille n’a pas entendus, que l’oeil n’a pas vus, auxquels le coeur de l’homme n’a pas songé (1Cor. 2,9; Is. 64,3), mais que le Seigneur leur a montrés, à eux qui n’étaient plus des hommes, mais déjà des anges.
Ecclésiaste. 3,1-11.
Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel :
Un temps pour engendrer, et un temps pour mourir; un temps pour planter, et un temps pour arracher.
Un temps pour tuer, et un temps pour soigner; un temps pour détruire, et un temps pour construire.
Un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour gémir, et un temps pour danser. Lire le reste de cette entrée »
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Nous vous écrivons, frères, au sujet des martyrs et du bienheureux Polycarpe, qui, par son martyre, a pour ainsi dire mis le sceau à la persécution en la faisant cesser. Presque tous les évènements antérieurs sont arrivés pour que le Seigneur nous montre encore une fois un martyre conforme à l’Evangile. Comme le Seigneur, en effet, Polycarpe a attendu d’être livré, pour que nous aussi nous soyons ses imitateurs, sans regarder seulement à notre intérêt, mais aussi à celui du prochain (cf. Ph.2, 4). Car c’est le fait d’une charité vraie et solide que de ne pas chercher seulement à se sauver soi-même, mais aussi à sauver tous les frères.
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Vous m’avez écrit, vous et Ignace, pour que si quelqu’un va en Syrie, il emporte aussi votre lettre; je le ferai si je trouve une occasion favorable, soit moi-même, soit celui que j’enverrai pour vous représenter avec moi.
Comme vous nous l’avez demandé, nous vous envoyons les lettres d’Ignace, celles qu’il nous a adressées et toutes les autres que nous avons chez nous; elles sont jointes à cette lettre, et vous pourrez en tirer grand profit, car elles renferment foi, patience, et toute édification qui sa rapporte à notre Seigneur. Faites-nous savoir ce que vous aurez appris de sûr d’Ignace et de ses compagnons.
Commentaire du Ps 118, 22, 27-30 ; CSEL 62, 502-504
« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu »
Viens, Seigneur Jésus, cherche ton serviteur ; cherche ta brebis fatiguée ; viens, berger… Pendant que tu t’attardes sur les montagnes, voilà que ta brebis erre : laisse donc les quatre-vingt-dix-neuf autres qui sont tiennes et viens chercher l’unique qui s’est égarée. Viens, sans te faire aider, sans te faire annoncer ; c’est toi maintenant que j’attends. Ne prends pas de fouet, prends ton amour ; viens avec la douceur de ton Esprit. N’hésite pas à laisser sur les montagnes ces quatre-vingt-dix-neuf brebis qui sont tiennes; sur les sommets où tu les a mises, les loups n’ont point d’accès… Viens à moi, qui me suis égaré loin des troupeaux d’en-haut, car tu m’avais mis là moi aussi, mais les loups de la nuit m’ont fait quitter tes bergeries.
Cherche-moi, Seigneur, puisque ma prière te cherche. Cherche-moi, trouve-moi, relève-moi, porte-moi ! Celui que tu cherches tu peux le trouver, celui que tu trouves, daigne le relever, et celui que tu relèves, pose-le sur tes épaules. Ce fardeau de ton amour, il ne t’est jamais à charge, et tu te fais sans lassitude le péager de la justice. Viens donc, Seigneur, car s’il est vrai que j’erre, « je n’ai pas oublié ta parole » (Ps 118,16), et je garde l’espoir du remède. Viens, Seigneur, tu es seul à pouvoir encore appeler ta brebis perdue, et aux autres que tu vas laisser, tu ne feras aucune peine ; elles aussi seront contentes de voir revenir le pécheur. Viens, il y aura salut sur la terre et il y aura joie dans le ciel (Lc 15,7).
N’envoie pas tes petits serviteurs, n’envoie pas de mercenaires, viens chercher ta brebis toi-même. Relève-moi dans cette chair qui avec Adam est tombée. Reconnais en moi par ce geste, non l’enfant d’Ève mais le fils de Marie, vierge pure, vierge par grâce, sans aucun soupçon de péché ; puis porte-moi jusque sur Ta Croix, elle est le salut des errants, le seul repos des fatigués, l’unique vie de tous ceux qui meurent.
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Je suis assuré que vous êtes très versés dans les Saintes Lettres et que rien ne vous en est ignoré: moi je n’ai pas ce don. Il me suffit de vous dire, comme il est dit dans ces Écritures: « Mettez-vous en colère et ne péchez pas », et « que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (cf. Ps.4,5; Ep.4,26). Heureux qui s’en souvient; je crois qu’il en est ainsi pour vous.
Que Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, et Lui-même, le grand prêtre éternel, le Fils de Dieu, Jésus Christ, vous fassent grandir dans la foi et dans la vérité, en toute douceur et sans colère, en patience et longanimité, endurance et chasteté; qu’il vous donne part à l’héritage de ses saints, et à nous-mêmes avec vous, et à tous ceux qui sont sous le ciel, qui croient en notre Seigneur Jésus Christ et en Son Père qui l’a ressuscité d’entre les morts. Priez tous les saints. Priez aussi pour les rois, pour les autorités et les princes, et pour ceux qui vous persécutent et vous haïssent, et pour les ennemis de la Croix; ainsi le fruit que vous portez sera visible à tous, et vous serez parfaits en lui.
En ce jour, le 8 septembre, l’Eglise fête la Nativité de la Toute Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Pour lire le discours de Saint Ephrem sur la fête, cliquez sur le lien…
Puisque la Vierge Mère de Dieu devait naître de sainte Anne, la nature n’a pas osé anticiper sur la grâce : la nature demeura stérile jusqu’à ce que la grâce eût porté son fruit. Il fallait qu’elle naisse la première, celle qui devait enfanter le premier-né antérieur à toute créature, en qui tout subsiste. Joachim et Anne, heureux votre couple ! Toute la création est votre débitrice. C’est par vous, en effet, qu’elle a offert au Créateur le don supérieur à tous les dons, une mère toute sainte, seule digne de celui qui l’a créée.
Réjouis-toi, Anne, la stérile, toi qui n’enfantais pas ; éclate en cris de joie, toi qui n’as pas connu les douleurs. Réjouis-toi, Joachim : par ta fille un enfant nous est né, un fils nous a été donné. On proclame son nom : Messager du grand dessein de Dieu, qui est le salut de tout l’univers, Dieu fort. Oui, cet enfant est Dieu. Joachim et Anne, heureux votre couple, et parfaitement pur ! On vous a reconnus grâce à votre fruit, selon cette parole du Seigneur : Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Vous avez eu une conduite agréable à Dieu et digne d’elle que vous avez engendrée. À cause de votre vie chaste et sainte, vous avez produit le joyau de la virginité, celle qui devait être vierge avant l’enfantement, vierge en mettant au monde, vierge après la naissance ; la seule toujours Vierge d’esprit, d’âme et de corps.
Joachim et Anne, couple très chaste ! En observant la chasteté, cette loi de la nature, vous avez mérité ce qui dépasse la nature : vous avez engendré pour le monde celle qui sera, sans connaître d’époux, la Mère de Dieu. En menant une vie pieuse et sainte dans la nature humaine, vous avez engendré une fille supérieure aux anges, qui est maintenant la Souveraine des anges.
Enfant très gracieuse et très douce ! Fille d’Adam et Mère de Dieu ! Heureux ton père et ta mère ! Heureux les bras qui t’ont portée ! Heureuses les lèvres qui, seules, ont reçu tes chastes baisers pour que tu demeures toujours parfaitement vierge.
Acclamez Dieu, terre entière, sonnez, dansez, jouez. Élevez la voix, élevez-la, ne craignez pas !




















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