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L’Echelle sainte, 10ème degré (trad. Bellefontaine 1978, coll. SO 24, p. 138 rev.)
« Qu’as-tu à regarder la paille dans l’oeil de ton frère ? »
J’ai entendu certains parler en mal de leur prochain, et je les ai repris. Pour se défendre, ces ouvriers du mal ont répliqué : « C’est par charité et par sollicitude que nous parlons ainsi ! » Mais je leur ai répondu : Cessez de pratiquer une pareille charité, sinon vous accuseriez de mensonge celui qui dit : « Qui dénigre en secret son prochain, celui-là je le repousse » (Ps 100,5). Si tu l’aimes, comme tu le dis, prie en secret pour lui, et ne te moque pas de cet homme. C’est cette manière d’aimer qui plaît au Seigneur ; ne perds pas cela de vue, et tu veilleras très soigneusement à ne pas juger les pécheurs. Judas était du nombre des apôtres et le larron faisait partie des malfaiteurs, mais quel changement étonnant en un instant !… Lire le reste de cette entrée »
Instruction 1, 2-4 ; PL 80, 231 (trad. Orval rev.)
« Ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru »
Qui pourra suivre le Très-Haut jusqu’en son être inexprimable et incompréhensible ? Qui scrutera les profondeurs de Dieu ?… Qui donc est Dieu ? Père, Fils et Esprit Saint, Dieu est un. Ne te demande rien de plus au sujet de Dieu. Que ceux qui veulent savoir le fond des choses concernant Dieu commencent par considérer l’ordre naturel. Comprendre la Trinité est en effet justement comparé à la profondeur de la mer, dont la Sagesse de Dieu a dit : « Le fond des profondeurs, qui peut l’atteindre ? » (Eccl 7,24)…
Lettre aux Corinthiens, 49-50 (trad. AELF rev.)
Celui qui a l’amour dans le Christ, qu’il pratique les commandements du Christ. Ce lien en quoi consiste l’amour de Dieu, qui pourra l’expliquer? Qui peut exprimer la grandeur de sa beauté ? Les hauteurs où nous porte l’amour sont indicibles. L’amour nous unit à Dieu ; il « couvre une multitude de péchés » (1P 4,8)… C’est dans l’amour que le Maître nous a fait venir à lui. C’est à cause de son amour pour nous que Jésus Christ notre Seigneur a donné son sang pour nous, selon le dessein de Dieu, offrant sa chair pour notre chair, sa vie pour nos vies. Lire le reste de cette entrée »
Discours ascétiques, 1ère série n° 20 (trad. DDB 1981, p. 137)
« Mon serviteur n’écrasera pas le roseau froissé, n’éteindra pas la mèche qui faiblit… Les nations mettent leur espoir en son nom »
Je veux ouvrir la bouche, frères, pour vous parler du très haut sujet de l’humilité. Et je suis rempli de crainte, comme quelqu’un qui sait qu’il doit parler de Dieu dans le langage de ses propres pensées. Car l’humilité est la parure de la Divinité. En se faisant homme, le Verbe l’a revêtue. Par elle, il a vécu avec nous dans un corps. Et quiconque s’en est entouré, s’est rendu pareil en vérité à Celui qui est descendu de sa hauteur et qui a recouvert sa grandeur et sa gloire par l’humilité, pour qu’à sa vue la création ne soit pas consumée. Car la création n’aurait pas pu le contempler s’il n’avait pas pris sur lui l’humilité et n’avait pas ainsi vécu avec elle. Il n’y aurait pas eu de face à face avec lui. La création n’aurait pas entendu les paroles de sa bouche… Lire le reste de cette entrée »
Joël 2,12-18.
Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et vous combler de ses bienfaits: ainsi vous pourrez offrir un sacrifice au Seigneur votre Dieu.
Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l’autel, les prêtres, ministres du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : ‘Où donc est leur Dieu ? ‘ » Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.
La Vie en Jésus Christ, IV, 93-97, 102 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 268 rev ; cf SC 355, p. 343s)
«Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde»
« Après nous avoir lavés de nos péchés Lui-même, le Christ s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les cieux » (He 1,3) … C’est donc pour nous servir qu’il est venu, de chez son Père, dans le monde. Et voici le comble : ce n’est pas seulement au moment où il apparaît sur terre revêtu de l’infirmité humaine qu’il se présente sous la forme de l’esclave et cache sa qualité de maître, mais plus tard aussi, au jour où il viendra dans toute sa puissance et paraîtra dans toute la gloire de son Père, lors de sa manifestation. Lors de son règne, est-il dit, «Il prendra la tenue de service, invitera ses serviteurs à se mettre à table et il les servira chacun à son tour» (Lc 12,37). Voilà celui par qui règnent les souverains et gouvernent les princes ! Lire le reste de cette entrée »
Correspondance – Éditions de Solesmes
212 – Demande du même prêtre au même Vieillard: Lorsque je donne au corps plus que le nécessaire, il ne se prête pas bien à la liturgie, mais en revanche, si je le restreins, je crains qu’il ne défaille complètement; que dois-je donc faire à ce sujet ? Et pour la sainte communion, comme je veux communier chaque jour, si je trouve insupportable de me faire monter la sainte communion à moi pécheur, ne dois-je pas descendre pour communier ? Mais comment alors sauvegarder ma retraite ?
J’ai dit précédemment à ta charité, réponds le Vieillard, les paroles de Jean au Sauveur et tu m’écris encore une fois, à moi insensé et ignorant ? Mais si Jean finalement n’a pas refusé, que suis-je, moi, pour avoir le dédain de refuser ? Je te dis donc la vérité: Je ne suis rien et je ne sais rien, mais par obéïssance, ce que j’ai dans mon coeur, je le dis. Et je ne prétends pas qu’il en soit exactement ainsi, mais ce que j’ai, je le dis: Dieu ne demande pas au malade une liturgie corporelle, mais une liturgie spirituelle, c’est à dire la prière. Il est dit en effet: « Priez sans cesse » (1Th.5,17).
Canon du Grand et Saint Carême de la Pâque, 1ère ode (trad. Clément, DDB 1982, p. 111s)
Par où commencer à pleurer les œuvres de ma vie ? Quels seront les premiers accents de ce chant de deuil ? Accorde-moi, ô Christ, dans ta miséricorde, le pardon de mes péchés…
Tel le potier pétrissant l’argile, tu m’as donné, mon Créateur, chair et os, souffle et vie. Seigneur qui m’as créé, mon juge et mon Sauveur, aujourd’hui ramène-moi vers toi.
O mon Sauveur, devant toi je confesse mes fautes. Je suis tombé sous les coups de l’Ennemi. Voici les plaies dont mes pensées meurtrières, comme des brigands, ont meurtri mon âme et mon corps (Lc 10,30s). Lire le reste de cette entrée »
Correspondance – Éditions de Solesmes
211 – Un jour, l’un des Pères, prêtre, qui s’était beaucoup fatigué dans les déserts et qui voulait finalement vivre dans la retraite au monastère, demanda au Vieillard (Saint Jean de Gaza) comment il fallait commencer cette vie de retraite. Il reçut cette réponse:
Jean Baptiste a dit à notre Maître, le Christ-Dieu: « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par Toi, et c’est Toi qui viens à moi? » (Mt.3,14). Cependant ta charité a bien fait de nous donner une leçon d’humilité, pour qu’ainsi nous soyons remplis de confusion et que nous disions nos passions. « Car sans contredit c’est l’inférieur qui est béni par le supérieur » (He.7,7). C’est donc toi qui dois me soigner, car toi, tu es prêtre, ministre sacré de Dieu et médecin spirituel, celui qui est appelé à oindre d’huile les malades, qui les guérit de leur maladie corporelle, tout en leur accordant avec l’onction la rémission des péchés (Jc.5,14-15). Lire le reste de cette entrée »
Ecrits (trad. Eds. Présence 1973, p. 254)
« Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9) : répondre aux appels du Seigneur
Mon âme languit après le Seigneur, et je Le cherche avec des larmes. Comment pourrais-je ne pas Te chercher ? Toi le premier, Tu m’as trouvé. Tu m’as donné de vivre la douceur de ton Saint Esprit, et mon âme T’a aimé. Tu vois, Seigneur, ma peine et mes larmes. Si Tu ne m’avais attiré par ton amour, je ne Te chercherais pas comme je Te cherche. Mais Ton Esprit m’a donné de Te connaître, et mon âme se réjouit que, Toi, Tu sois mon Dieu et mon Seigneur, et, jusqu’aux larmes, je languis après Toi… Lire le reste de cette entrée »
Correspondance – Éditions de Solesmes
788 – Un prêtre, élu évêque par ses concitoyens, fit demander au Vieillard (Saint Jean de Gaza) si Dieu voulait qu’il le fût. Il reçut cette réponse:
Frère, ta demande me dépasse, car je suis le dernier des hommes et je n’ai pas atteint ce sommet. Cependant tu délaisses l’Apôtre et tu m’interroges, moi qui n’ai même pas encore entrepris d’être moine. Que dit donc l’Apôtre: « Celui qui aspire à l’épiscopat désire une noble tâche. L’évêque doit donc être irréprochable, etc. » (1Tm 3,2). Mais puisque l’Ecriture dit de la part de Dieu aux fils d’Israël: « Si vous interrogez en mon nom un faux prophète et que vous êtes dignes d’entendre la vérité, je mettrai dans la bouche du faux prophète une parole vraie pour vous la dire », moi aussi je vais te dire: « Si tu as bien orné ta demeure et préparé ton coeur à recevoir ce parfum à la si bonne odeur (2Co 2,15), conformément à l’enseignement de l’Apôtre, cela t’as été préparé par Dieu, car il ne ment pas, celui qui dit: « Que le Seigneur te donne selon ton coeur » (Ps 19,5).
Discours ascétiques (trad. Deseille, La Fournaise de Babylone, Eds. Présence 1974, p. 88)
«Bien avant l’aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert»
Rien ne rend l’âme pure et joyeuse, ni ne l’illumine et en éloigne les pensées mauvaises, autant que les veilles. Pour cette raison, tous nos pères ont persévéré dans ce labeur des veilles et ont adopté pour règle de rester éveillés la nuit durant tout le cours de leur vie ascétique. Ils l’ont fait spécialement parce qu’ils avaient entendu notre Sauveur nous y inviter instamment en divers endroits par sa vivante Parole : « Veillez et priez en tout temps » (Lc 21,36) ; « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26,41) ; et encore : « Priez sans cesse » (1Th 5,17). Lire le reste de cette entrée »
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Telle fut l’histoire du bienheureux Polycarpe, qui fut, avec les frères de Philadelphie, le douzième à souffrir le martyre à Smyrne; mais de lui seul on garde le souvenir plus que des autres, au point que partout les païens eux-mêmes parlent de lui. Il fut non seulement un docteur célèbre, mais aussi un martyr éminent, dont tous désirent imiter le martyre conforme à l’Evangile du Christ. Par sa patience, il a triomphé du magistrat inique, et ainsi il a remporté la couronne de l’immortalité; avec les Apôtres et tous les justes, dans l’allégresse, il glorifie Dieu, le Père tout puissant, et bénit notre Seigneur Jésus Christ, le sauveur de nos âmes et le pilote de nos corps, le berger de l’Eglise universelle par toute la terre.
Homélie 33 ; PG 34, 741-743 (trad. coll. Icthus, vol. 11, p. 155 rev.)
« Sa maison, c’est nous » (He 3,6)
Le Seigneur se pose dans une âme fervente, Il en fait son trône de gloire, Il s’y assied et y demeure… Cette maison qu’habite son maître est toute grâce, ordre et beauté, comme l’âme avec qui et en qui le Seigneur demeure n’est qu’ordre et beauté. Elle possède le Seigneur et tous Ses trésors spirituels. Il en est l’habitant, Il en est le chef.
Mais qu’elle est affreuse la maison dont le maître est absent, dont le Seigneur est au loin ! Elle se délabre, tombe en ruines, s’emplit de souillures et de désordre. Elle devient, selon le mot d’un prophète, un repaire de serpents et de démons (Is 34,14). La maison abandonnée s’emplit de chats, de chiens, d’ordures. Et qu’elle est malheureuse l’âme qui ne peut se relever de sa chute funeste, qui se laisse entraîner et en vient à haïr son époux et à arracher ses pensées de Jésus-Christ !
Mais quand le Seigneur la voit se recueillir et chercher nuit et jour son Seigneur, crier vers Lui ainsi qu’Il l’y invite : « Priez sans cesse », alors «Dieu lui fera justice » (Lc 18,1.7) — Il l’a promis — et Il la purifiera de toute méchanceté. Il s’en fera « une épouse sans tache ni ride » (Ep 5,27). Crois en Sa promesse ; elle est vérité. Regarde si ton âme a trouvé la lumière qui éclairera ses pas et la nourriture et la boisson véritables que sont le Seigneur. Te manquent-elles encore ? Cherche nuit et jour, tu les trouveras.
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Le centurion, voyant la querelle suscitée par les juifs, exposa le corps au milieu et le fit brûler comme c’était l’usage. Ainsi nous pûmes plus tard recueillir ses osements plus précieux que des pierres de grand prix et plus précieux que l’or, pour les déposer en un lieu convenable. C’est là, autant que possible que le Seigneur nous donnera de nous réunir dans l’allégresse et la joie, pour célébrer l’anniversaire de son martyre, de sa naissance [au ciel], en mémoire de ceux qui ont combattu avant nous, et pour excercer et préparer ceux qui doivent combattre à l’avenir.
Les Mystères, 16-21 (trad. bréviaire)
Naaman était Syrien, il avait la lèpre et ne pouvait en être purifié par personne… Il s’est rendu en Israël, et Elisée lui a ordonné de se baigner sept fois dans le Jourdain. Alors Naaman s’est mis à réfléchir : les fleuves de sa patrie avaient une eau meilleure, dans laquelle il s’était souvent baigné sans être jamais purifié de la lèpre… Mais il s’est baigné et, purifié aussitôt, a compris que la purification ne vient pas de l’eau, mais de la grâce…
C’est pour cela qu’on t’a dit [à ton baptême] : ne crois pas seulement ce que tu vois, car tu pourrais dire, toi aussi, comme Naaman : C’est cela, ce grand mystère « que l’oeil n’a pas vu, que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas parvenu à la pensée de l’homme » ? (1Co 2,9) Je vois de l’eau, comme j’en voyais tous les jours ! Peut-elle me purifier, alors que j’y suis descendu souvent sans être jamais purifié ? Apprends par là que l’eau ne purifie pas sans l’Esprit. Lire le reste de cette entrée »
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
Mais l’envieux, le jaloux, le mauvais, l’adversaire de la race des justes, voyant la grandeur de son témoignage et sa vie irréprochable dès le début, le voyant couronné de la couronne d’immortalité, et emportant une récompense incontestée, essaya de nous empêcher d’enlever son corps, bien que beaucoup d’entre nous voulussent le faire pour posséder sa sainte chair [Nous avons ici le premier témoignage de la vénération rendue aux reliques des martyrs]. Il suggéra donc à Nicétès, le père d’Hérode, le frère d’Alcè, d’aller trouver le magistrat pour qu’il ne nous livre pas le corps: « Pour qu’ils n’aillent pas, dit-il, abandonner le crucifié et se mettre à rendre un culte à celui-ci. » Il disait cela à la suggestion insistante des Juifs, qui nous avaient surveillés quand nous voulions retirer le corps du feu. Ils ignoraient que nous ne pourrons jamais ni abandonner le Christ qui a souffert pour le salut de tous ceux qui sont sauvés dans le monde, Lui l’innocent pour les pécheurs, – ni rendre un culte à un autre. Car Lui, nous l’adorons, parce qu’Il est le Fils de Dieu; quant aux martyrs, nous les aimons comme disciples et imitateurs du Seigneur, et c’est juste, à cause de leur dévotion incomparable envers leur Roi et Maître; puissions-nous, nous aussi, être leurs compagnons et leurs condisciples.
Catéchèses baptismales, n° 11 (trad. Eds. Soleil Levant 1962, p. 212s rev.)
Crois en Jésus Christ, Fils du Dieu vivant, mais selon l’Évangile, fils unique : « Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique, afin que celui qui croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3,16)…
Il est le Fils de Dieu par nature et non par adoption, puisqu’il est né du Père… Car le Père, étant Dieu véritable, a engendré le Fils semblable à lui-même, Dieu véritable… Lire le reste de cette entrée »
Les écrits des Pères Apostoliques, Foi Vivante – Les Éditions du CERF
A la fin, voyant que le feu ne pouvait consumer son corps, les impies ordonnèrent au confector [Personne chargée d’achever les fauves ou les blessés qui survivaient au combat] d’aller le percer de son poignard. Quand il le fit, jaillit une quantité de sang qui éteignit le feu, et toute la foule s’étonna de voir une telle différence entre les incroyants et les élus. Parmi ceux-ci fut l’admirable martyr Polycarpe qui fut, en nos jours, un maître apostolique et prophétique, l’évêque de l’église de Smyrne; toute parole qui est sortie de sa bouche s’est accomplie ou s’accomplira.
1er sermon pour la Nativité du Seigneur
Une vierge est choisie de la maison royale de David pour porter en elle un enfant saint, fils à la fois divin et humain… Le Verbe, la Parole de Dieu, qui est Dieu lui-même, le Fils de Dieu qui « au commencement était auprès de Dieu, par qui tout a été fait et sans qui rien ne s’est fait » (Jn 1,1-3), s’est fait homme pour délivrer l’homme de la mort éternelle. Il s’est abaissé jusqu’à prendre l’humilité de notre condition sans que sa majesté en soit diminuée. Demeurant ce qu’il était et assumant ce qu’il n’était pas, il a uni une vraie nature de serviteur à la nature selon laquelle il est égal au Père. Il a joint si étroitement ces deux natures que sa gloire ne peut pas anéantir la nature inférieure, ni l’union avec celle-ci avilir la nature supérieure. Lire le reste de cette entrée »


















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